Sleeping Beauty

Sleeping Beauty plonge dans le péché. Un film qui endort parfois le spectateur. Mais réveille aussi les consciences.

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En deux films, l’incandescente Emily Browning aura en tout cas trouvé l’une de ses voies au cinéma: devenir un objet de fantasmes. Après avoir usé et abusé du blond peroxydé sous les traits de Baby Doll, belle à l’épreuve des balles dans Sucker Punch, sorte de croisement entre un manga et Barbarella,sorti au printemps dernier, elle campe cette fois une étudiante fauchée mais pas farouche.

Jouant de ses charmes dans un jeu pour pervers pépères aguerris. Et intègre un réseau de beautés endormies. Le deal est simple: elle s’endort et se réveille, sans aucun souvenir de ce que les hommes lui ont fait durant la nuit.

Mais, comme si on attirait le spectateur par un roulement de tambours et qu’on le récompensait par une grève de l’orchestre, le récit n’est pas toujours turgescent. Si le thème est dérangeant, voire séduisant, son traitement l’est moins. Car on n’y explore ni les motivations des personnages ni leurs secrets d’alcôve. Demeure cependant une audace radicale pour un ovni de cinéma à conseiller aux curieux.

F.V.

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Sleeping Beauty
Réalisé par Julia Leigh (2011). Avec Emily Browning, Rachael Blake, Ewen Leslie – 101’.

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