Simenon vu par Amalric

Quatre ans après avoir reçu le prix de la mise en scène à Cannes pour Tournée, l’acteur réalisateur adapte La chambre bleue de Simenon, un polar énigmatique présenté au Certain regard, diversement reçu ce matin par la critique.

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Le cinquième long-métrage de l’acteur fétiche d’Arnaud Desplechin (Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle), Rois et reines, Jimmy P) revient sur un court roman noir et sentimental de notre Georges Simenon, paru en 1964.

C’est l’histoire d’un homme (Amalric lui-même) et d’une femme (Stéphanie Cléeau) qui s’aiment en secret dans une chambre d’hôtel, jusqu’à ce que l’homme (déjà marié à Léa Drucker) soit accusé de meurtre, apparemment sans comprendre de quoi il s’agit. Des juges d’instructions vont projeter, en flash backs, un autre regard sur la scène qui vient de se dérouler.

Alors que l’acteur vient de déclarer son amour du polar et son « excitation » à adapter Simenon, La chambre bleue rappelle par certains aspects L’amour est un crime parfait, un élégant thriller sentimental réalisé par les frères Larrieu, avec Amalric et Viard dans les rôles titres.

 

Acteur intense et éclectique, Mathieu Amalric est l’un des rares acteurs à pouvoir passer du cinéma d’auteur français (Resnais, Desplechin, Odoul, Podalydès, Lvovsky…) aux incursions dans le cinéma international (de Spielberg à Wes Anderson, il a même été le méchant d’un des derniers James Bond, Quantum of solace).

JG

Bande-annonce de La chambre bleue

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