Sharqiya

En Arabe, "Sharqiya" veut dire "le vent du sud". Celui qui porte malheur.

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Ce premier film d’Ami Livne, tourné avec les moyens du bord, vient jeter un éclairage nécessaire sur le drame méconnu des Bédouins d’Israël.

A travers l’histoire de deux frères soudain menacés d’expulsion dans la région de Be’er Sheva au sud du pays, le film lève un voile sur une minorité silencieuse dépourvue de droits.

Incarné par des non-acteurs (mais vrais Bédouins), le film prend le parti de dénoncer ces injustices (de l’expulsion forcée au non-accès à l’eau potable) à travers une mise en scène assez statique mais lourde de sens.

Qui a le mérite d’éviter un militantisme trop démonstratif, mais à laquelle manque tout de même une énergie compassionnelle. On aurait aimé vibrer un peu plus avec ces deux frères portés par l’énergie du désespoir. On se contente de découvrir l’injustice de leur destin. Et c’est déjà beaucoup.

Sharqiya
Réalisé par Ami Livne. Avec Ednan Abu Wadi, Misa Abd el-Hadi – 82’.

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