Shaka Ponk: « On prône l’anarchie artistique »

La Belgique a Stromae et ses pandas. La France possède désormais son groupe rock phénomène emmené par un singe virtuel qui fout la banane. Bienvenue dans son jardin extraordinaire.

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Trois cent mille exemplaires de "The Geeks And Jerkin' Socks" (2011) écoulés sans l'aide des radios, une tournée qui a rassemblé un million de spectateurs, deux victoires de la musique et la décoration de chevalier des Arts et des Lettres remise au cours d'une cérémonie très rock and roll par la ministre française de la Culture Aurélie Filippetti… Non, Shaka Ponk n'est plus seulement ce groupe alternatif redoutable qui transformait la plaine de Dour ou le village Francofou en cirque vivant. C'est devenu un véritable phénomène de société, une sorte de La Mano Negra version 2.1 qui redonne des couleurs à l'industrie de la musique.

Il s'agit d'une belle revanche pour ce sextette parisien qui avait été contraint à ses débuts à un exil berlinois de trois ans faute d'intérêt dans son propre pays. Sereins, humbles et pas grosse tête pour un sou, les membres de ce collectif agitateur sont les premiers étonnés de l'emballement qu'ils suscitent. Alors que son quatrième et nouvel album "The White Pixel Ape" remue la cime des charts actuellement squattée par des Prêtres, une bande d'Enfoirés et notre Stromae national, Shaka Ponk est, avec ce même Stromae, le groupe le plus sollicité par les festivals d'été. Ceux qui les ont vus le 9 avril dernier à l'Ancienne Belgique savent pourquoi. Sur scène, Shaka Ponk dépote et offre un show époustouflant. Emmenée par leur mascotte Goz, singe virtuel qui fait le pitre dans un déluge d'images de synthèse, la troupe alterne délires électro, refrains punks, boucles hip-hop, rythmes ska, guitares métal, chant en anglais et en espagnol. Et derrière cette énergie festive et 100 % positive dans laquelle plusieurs générations se retrouvent, se déploie la musicalité bluffante de leurs nouvelles compositions.

Comme si cela ne suffisait à nous ensoleiller la vie, la chanteuse black Samaha et le batteur Ion se révèlent d'une gentillesse et d'une politesse rares à l'heure de l'interview. Qu'on se le dise une fois pour toutes: quitte à faire mentir l'horoscope chinois, 2014 ne sera pas l'année du Cheval, mais celle du Singe.

I Wanna Get Free ,premier single extrait de votre nouvel album, sonne comme un slogan. A qui s'adresse le message?

Retrouvez l'intégralité de l'interview des Shaka Ponk dans le Moustique du 30 avril 2014

Le 10/7 aux Ardentes, le 5/11 au Palais 12, Bruxelles.

MONTE LE SON: PRINTEMPS DE BOURGES

LUNDI 5 FRANCE 4 20H45

Ecoutez le dernier album en intégralité avec Moustique et Deezer.

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