Rundskop: Tête de boeuf

Après avoir vu Rundskop, vous penserez très souvent à Jacky Vanmarsenille. Un homme qui n'a pas choisi, à qui la vie a injustement tracé le destin.

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Après avoir vu Rundskop, vous penserez très souvent à Jacky Vanmarsenille. Un homme qui n’a pas choisi, à qui la vie a injustement tracé le destin.

Un personnage de cinéma brutal, foudroyant et émouvant campé par Matthias Schoenaerts, sorte de Brad Pitt à la flamande. Rundskop est un film belge de plus pour confirmer l’excellente santé du cinéma flamand.

Filmé à l’américaine dans des décors typiquement de chez nous (Flandre-Occidentale, Limbourg et Liège), Rundskop se déroule dans le milieu de la mafia des hormones qui fit notamment parler de lui à travers l’assassinat du vétérinaire Karel Van Noppen en 1995. Si le film ne retrace pas l’enquête, il montre cependant les raisons, les réseaux, le cercle vicieux du trafic d’hormones. Mais ce n’est qu’une toile de fond et l’essentiel est ailleurs. Rundskop, c’est avant tout une parabole dramatique sur le destin où l’on pardonnera les quelques maladresses scénaristiques.

Eleveur de profession, Jacky Vanmarsenille s’est taillé au fil des années une place de choix dans cette mafia. Mais peut-être pas pour les raisons que l’on croit. Ce que l’on pensait être un thriller se transforme en drame sur l’amitié, la loyauté et le destin que l’on doit accepter lorsqu’il s’acharne aussi fort. La prestation de Matthias Schoenaerts est tout simplement époustouflante. Il est cette tête de bœuf à qui l’on a volé la vie et l’innocence, juste parce qu’il a voulu, gamin, aller voir la jolie voisine d’à côté. Quelquefois hésitant, pas toujours optimal dans les scènes clés, Rundskop nous a pourtant troublé. Foncez-y! – J.Co.

Rundskop/Tête de bœuf
Réalisé par Michael R. Roskam. Avec Matthias Schoenaerts, Sam Louwyck, Jeroen Perceval, Tibo Vandenborre.
Sortie le 2/2 – 128′.
Notre avis: 3 étoiles

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