Rudi Vervoort: « Il faut qu’il y ait du mouvement »

Mini-portrait du nouveau ministre-président de la Région de Bruxelles-Capitale en fan de rock.

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Vous êtes donc un grand fan de Led Zeppelin…
Oui, ça remonte à 1973, je crois que c'est mon premier concert, à Forest National. Je suis resté un grand fan et j'ai suivi avec grand intérêt toute la carrière de Robert Plant.

A quoi vous ressembliez, en 1973?
Les cheveux étaient plus longs, il y avait une barbe. Sur les caractéristiques physiques, je n'irai pas plus loin, mais j'en garde encore une trace dans le lobe de l'oreille…

Vous aviez de petites fantaisies de joaillerie…
Joaillerie est un grand mot, vu les moyens limités dont je disposais.

Vous étiez socialiste, en 1973?
Oui, mais sans le savoir.

A part Led Zeppelin, quels autres groupes vous branchent?
J'ai longtemps cru que le rock s'était arrêté au début des années 80, et puis, dans les années 90, il y a eu Nirvana et, à la même époque, le grand retour de Neil Young. Mais s'il y a un groupe qui m'a vraiment scotché, c'est Radiohead. Et puis les White Stripes, Queens Of The Stone Age aussi.

Rock, quoi!
Oui, mais j'aime bien Daft Punk aussi…

Tout le monde aime bien Daft Punk aujourd'hui!
Oui, c'est vrai…

Bruxelles est une ville cosmopolite. Et le raï? Les musiques du monde?
Le dernier concert métissé que j'ai aimé, c'est celui de Hindi Zahra. Alors, les musiques du monde, oui, mais j'aime toujours quand il y a une touche rock.

Avez-vous un modèle dans la vie? Gandhi, Mère Teresa, votre grand-père?
(Rires.) Un modèle? Franchement, non.

Quelle est la plus grosse connerie de Rudi Vervoort jeune?
J'étais le prototype de l'enfant sage. Fils unique, fils à sa maman… La pire chose que j'ai dû faire, c'est voler un paquet de chewing-gums. Juste par défi…

Ça, c'est votre grande période de délinquant…
(Rires.) Oui, c'est là que j'ai failli sombrer…

Qu'est-ce que vous n'aimez pas à Bruxelles?
Qu'est-ce que je n'aime pas à Bruxelles…

Ne me dites pas "rien", je ne vous croirais pas…
Bruxelles ne doit pas me donner l'impression que je suis à la campagne. Il faut qu'il y ait du mouvement…

Et quoi? Parfois Bruxelles est un peu provinciale?
Parfois, oui. Un certain nombre de Bruxellois ne vivent sans doute pas assez leur ville avec ce goût de la rencontre et de la fête. Il y a un vrai travail d'image à faire… Un sacré bout de chemin a été parcouru depuis quinze, vingt ans – ça bouge quand même mieux à Bruxelles -, mais il y a encore du boulot, on n'est pas encore au niveau d'autres capitales.

Pourquoi vous appelez-vous Rudi avec un "i" et pas un "y"?
C'est à mon père qu'il faudrait poser la question, mais je pense qu'il ne le sait pas lui-même.

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