Rock Werchter – Un concert very Nick

Un Nick Cave très proche de son public a offert une prestation cinq étoiles avec ses Bad Seeds.

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Sur la plage titulaire de son dernier album "Push The Sky Away", Nick Cave chante sa voix de crooner: "certains disent que c'est seulement du rock and roll, mais ça peut quand même vous toucher droit dans votre âme." Ce morceau, il l'a offert en fin de son concert, ce samedi à Werchter, en regardant les yeux dans les yeux une spectatrice blonde juchée sur les épaules de son compagnon. Le soleil se couchait lentement. C'était beau, émouvant, prenant.

 

Et pour réagir à ta réflexion, Nick, on est d'accord avec toi. Le rock and roll  peut nous toucher tout droit dans notre âme quand il est joué de cette manière. Généreusement et sans concession. Quand il chante au piano la ballade God is the house et qu'on n'entend pas un murmure dans les premiers rangs, ça donne des frissons.

 

Lorsqu'il fixe deux fans quadras de Rammstein au visage déjà cramés par les UV et qu'il leur dédie, sur un ton solennel, The Weeping Song,  on se dit que s'est bien vu. Plus tard, c'est en jouant à l'équilibriste au milieu de la foule, que Nick Cave va livrer une version cataclysmique de The Mercy Seat et c'est en signant des autographiques qu'il reprendra un Stragger Lee traversé d'un déluge de grattes et de cordes de ses Bad Seeds.

 

A cinquante-cinq ans,  l'ex-junkie australien exilé à Brighton replace toujours la barre plus haut e tombe se livre sans filet. De la tension électrique sur le final de Jubilee Street à l'emphase affective de Red Right Hand en passant par ses regards hantés, il a tout donné. Merci Nick, merci… Une question encore, à quoi il pense quand il chante "suck my dick" sous le nez d'une fan qui a préféré en rire?

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