Rock Werchter : System Metric

C'est à la délicieuse Emily Haines  et à ses acolytes de Metric qu'est revenu l'honneur d'inaugurer ce jeudi The Barn, troisième et nouvelle scène de Rock Werchter.

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Une cartouche gaspillée dans la mesure où la formation canadienne méritait de jouer plus haut dans l'affiche mais aussi une bonne manière de rameuter d'emblée la foule  en ce premier jour caniculaire de festival, où quelque 85.000 personnes étaient attendues. Short noir qui dévoile ses jambes de mannequin, veste en cuir noir,  lunettes noires elles aussi et chevelure blonde limite platine, Emmy est l'argument de charme de Metric qui vient de sortir son cinquième album, l'épatant "Synthetica".

 

Comme son prédécesseur "Fantasies" (2009) qui a révélé le groupe en Europe, ""Synthetica" met en avant des chansons pop catchy qui rappellent le Garbage (qui jouait plus tard ce jeudi sur la même scène) et le Blondie des débuts.  Sur fond de guitares légèrement grungies et d'une section rythmique nerveuse mais finalement très carrée, Emily évoque ses déboires amoureux,  ses problèmes relationnels et ses questions existentielles.  Mais attention,  pas de prise de tête ici, encore moins de prise de bec. On est ici avant tout pour s'amuser.  Minaudières, concises, parfaitement ciselées, leurs mélodies touchent les coeurs des djeuns et font monter la température.  Pendant quarante-cinq minutes, les nouvelles sucreries bubble-gum (Artificial Nocturne, Youth By Without, Speed The Collapse, Breathing Under Water) se sont parfaitement mêlées aux tubes radios d'hier (Help I'm Alive, Sick Muse, Eclipse tirée du générique de la saga Twilight). Contrat rempli.  On aimerait maintenant les revoir dans une salle à dimension humaine et sous des températures moins canicialaires. Ce sera pour la rentrée. Ceci dit,  nous aurions bien été boire une bière avec Emily après.

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