ROCK WERCHTER: Simple Minds, Somewhere In Summertime

Simple Minds en 2012,  beaucoup s'en tapent, mais plus nombreux encore sont ceux qui ont réservé à l'élégant Jim Kerr et sa bande une accueil hallucinant ce samedi sous le chapiteau The Barn.

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En 1983,  Simple Minds était avec U2, Depeche Mode ou encore (euh, ben oui) The Eurythmics l'argument majeur du festival Torhout-Werchter. Vingt ans plus tard, le groupe a pu se rendre compte qu'il pouvait toujours compter sur le public belge et, mieux encore, que des ados prenaient aussi du plaisir à crier très fort "lalalala" sur le refrain de Don't You Forget About Me. Simple Minds est en pleine phase rétromania, mais n'est plus ridicule quand il s'agit de reproduire dans des versions fidèles tous ses classiques d'antan.

 

A Werchter, les Ecossais ont présenté un condensé de leur tournée concept "5X5" (cinq chansons tirées de leurs cinq premiers albums) qui avait déjà fait une escale le 23 février dernier au Cirque Royal. On a eu droit en quelque sorte au best of dubest of.  Toujours très solennel dans sa gestuelle, Kerr a exercé son pouvoir charismatique bien au-delà du chapiteau, des milliers de spectateurs suivant la prestation de l'extérieur, faute de place. A son apogée, le groupe avait parfois tendance à rallonger la sauce sur certains morceaux.

 

Ici, il a enchaîné à la note près tube sur tube, ravivant plus que de bons souvenirs chez les quadras et plus. Au niveau ambiance, les vétérans ont rempli leur mission au-delà des espérances. Même les curieux n'ont pas dû s'ennuyer, tant les scènes de bains de foule et de communion avec le public avaient un pouvoir hypnotique. Nous, on ne s'est pas ennuyé une seconde et on n'en a pas honte.

 

La setlist

  • Moscow Undeground
  • I Travel
  • Love Song
  • Celebrate
  • Fear Of Gods
  • Waterfront
  • The American
  • Don't Your Forget About Me
  • Someone Somewhere In Summertime
  • New Gold Dream
  • Alive And Kicking

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