Rock Werchter – The National, pas la fête

Des chansons fédératrices, un gros son mais pas de magie."Nous avons vécu de grands moments à Werchter et c'est toujours un plaisir de revenir ici", a lâché Matt Berninger, entre deux chansons.

894951

Même s'il n'y a pas plus cliché comme formule, on la sait pourtant sincère quand elle vient du chanteur baryton de The National. La formation américaine a donné de grands concerts en Belgique et elle a encore ravi le public noir-jaune-rouge lors d'une prestation livrée à bureaux fermés voici deux semaines au Cirque Royal ainsi que ce jeudi à Werchter.

 

Mais nous, on est resté su notre faim. I Should Live In Salt, Sea Of Love ou This Is The Last Time, toutes extraites de leur dernier album "Trouble Will Find Me" passent merveilleusement bien sur scène. Le back-catalogue, surtout celui exhumé du multiplatiné "High Violet", reste fédérateur.

 

Et, servi par de belles guitares électriques, des harmonies aux cuivres et un jeu lancinant à la batterie qui n'est pas sans évoquer Joy Division, Matt Berninger nous a fendu une nouvelle fois le cœur avec ses caresses de baryton.

 

Mais voilà, quand on joue devant 50.000 sur une grande scène de 60 mètres de large, il faut savoir aussi sortir de sa bulle intimiste. Et vu comme ça, The National manque cruellement de charisme et de magie. Tous les -bons- musiciens sont raides comme des piquets et Berninger n'a en tout et pour tout que deux gestuelles à faire valoir: 1) le touché/secoué de pied de micro; 2)le remplissage de son verre de vin blanc.

 

C'est peu. On écoutera encore les disques mais on hésitera à les revoir ailleurs que dans une salle de capacité moyenne.

Sur le même sujet
Plus d'actualité