Rock Werchter – Disclosure, deux frangins dans un sauna

En reliftant la house des nineties, le duo du South London a conquis le jeune public de Werchter.

897071

"Just noise, white noise", chante Aluna George sur le tube White Noise de Disclosure. Et  ça résume finalement bien la philosophie de ces deux frangins qui ont donné un sérieux coup de peps au danceflloor avec leur premier album "Settle" paru  en mai dernier. 

 

Guy et Howard Lawrence, 37 ans à eux deux , replongent avec leur projet Disclosure dans les fondements de la house, mais ils traitent comme une princesse en l'habillant de lignes épurées de claviers, de vocalises féminines incendiaires et d'une science du beat particulièrement affinée.

 

Ce sont aussi des mecs très propres sur eux. Dans la loge de l'Ancienne Belgique où on les avait rencontrés, ils nous avaient fait partager leurs Snickers, leurs Chips (ont avait dit oui) et aussi une drôle de cigarette roulée (on avait dit "No thanks").  A Werchter, Il doit faire plus de quarante degrés dans le KlubC  à l'heure où ils se produisent, mais ils arrivent en chemise blanche parfaitement repassée et fermées jusqu'au dernier bouton comme s'ils allaient présenter leur examen de géographie.

 

Notez qu'en matière de géo, ces deux gugusses  doivent savoir situer sans problème sur la carte des Etats-Unis la ville de Detroit, berceau de la techno et des premiers maxis de Juan Atkins, Jeff Mills, Derrick May et autre Kevin Saunderson qu'ils ont dû écouter en boucle.

 

Gonflé  exagérément aux infrabasses, leur set débute par le très sexy F For You qui a le mérite de réveiller le public. Issus d'une famille de musicien et passés, malgré leur jeune âge, par l'apprentissage dans un groupe, les deux brothers ne se contentent d'appuyer sur les touches de leur laptop. Ils jouent de la basse, des percussions et  poussent même des vocalises. 

 

Leur science du beat et du crescendo n'ont rien à envier à leurs aînés et les plus connus des extraits de "Settle" passent comme une lettre à la poste. C'est le cas avec l'énorme White Noise, mais aussi avec When The Fire Starts To Burn et Latch.   Disclosure, qui après les Transardentes et l'AB a ouvert pour Depeche Mode au stade de France, va devenir énorme.

Sur le même sujet
Plus d'actualité