Rock Werchter – Charles Bradley le go-go dancer

Aux premières heures du deuxième jour, Rock Werchter 2013 s’en remet aux conseils d’un vieux sage.

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Un alien aux yeux rouges étincelants sur sa boucle de ceinture, Charles Bradley monte sur scène et remue les paillettes dans son costume de sombre héros. Comme un morceau de rêve arraché au mythe américain, l’histoire du chanteur suscite aujourd’hui l’émoi de tous les médias.

 

Un documentaire baptisé "Soul of America" retrace d’ailleurs les grandes lignes de sa légende au cinéma. Mais avant de briller sur les planches de Werchter, Charles a dû patienter…

 

Né en Floride en 1948, Charles Bradley a suivi père et mère pour New York. Les rues du Bronx pour seule plaine de jeu, l’enfant assiste en 1962 à une performance fulgurante de James Brown. L’instant bouleverse sa vie, sa vision du monde et de la musique soul : il sera chanteur.

 

Mais, rapidement, il déchante… En groupe ou en solo, le succès lui tourne le dos. D’échecs en (mauvais) coups du sort, le prince Charles voit sa carrière déraper : ses chansons peinent à s’imposer. Au mieux, elles animent les cafés et les salles de mariage. En 2011, à la veille de ses soixante piges et après avoir épuisé la liste des jobs alimentaires, l’artiste est enfin reconnu à sa juste valeur et signé sur un label à la hauteur.

 

Dans le KluB de Werchter, le vieil homme promène les tubes intemporels de son nouvel album ("Victim of Love") et se démène comme un dandy en transe : il danse, remue des fesses et emballe son pied de micro avec le sex-appeal d’un tigre en rut.

 

D’un bout à l’autre du concert, les cuivres soutiennent ses refrains incandescents. Difficile de ne pas s’enflammer pour Charles Bradley.

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