Rock Werchter – The Black Angels, noir c’est noir

Guitares psyché, orgue entêtant et batterie en apesanteur... Un cocktail très sixties servi à l'heure de apéro.

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Baptisé  The Black Angels d'après la chanson The Black Angel's Death Song de Velvet Underground, cette formation poursuit avec abnégation la même mission depuis cinq albums. Plonger dans la mare psychédélique des sixties et en ressortir les fantômes les plus glauques pour donner un peu de piment aux années 2010.

 

La recette prend plus (les premiers disques) ou moins (le petit dernier "Indigo Meadow"), mais nos amis les Anges Noirs -quatre mecs et une batteuse-, n'en démordent pas. Avec eux, c'est à prendre à laisser. Si le premier quart d'heure de leur prestation, ce jeudi, a servi de round d'observation un peu gnangnan, les Texans ont ensuite emmené la foule dans un trip truffé de pédales d'effets, d'orgue ensorcelant et de chant vaporeux.

 

Teints blafards, avares de mots avec le public et complètement "dedans", The Black Angels délivrent leur répertoire vintage sans la moindre concession. C'est ce qu'on appelle de la persévérance. Comme disait notre jeune -et éphémère- voisine de concert, "c'est de la musique de drogués". Elle n'a sans doute pas tort. Vu leur tronche, ces anges-là ne doivent pas carburer qu'au Yoplait…

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