Rock Werchter – Balthazar, l’or et l’encens

Après avoir reçu un disque d'or dans le backstage. Les garçons et la fille de Balthazar étaient chauds comme la braise au moment d'affronter le public de Rock Werchter pour ce qui ressemblait à un concert apothéose. Et ils ont été parfaits.

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Sorti fin 2012, leur album "Rats" est considéré à juste titre comme l'une des meilleures plaques de l'année écoulée. Si les martiens devaient débarquer sur la planète Terre pour écouter le meilleur de la pop belge, on leur filerait sans hésiter ce disque qui sent l’or, la myrrhe et l’encens.

 

Mais c'est sur scène que la formation courtraisienne montre toute sa particularité. Cet hiver, on l'a vue partout. Cet été, elle réalise un exploit en enchaînant trois Werchter (Boutique, Classic et Rock Werchter) avant d'écumer d'autres festivals. Ce jeudi, le chapiteau The Barn – à la capacité pourtant généreuse- n'a pas réussi à abriter tous ces jeunes qui voulaient voir "leur" Baltahzar comme un autre génération parlait voici vingt ans de "son" dEUS.

 

Servi par un son royal, le groupe réussit le tour de force de servir des versions fidèles à celles enregistrées en studio, tout en ajoutant à chaque prestation une nouvelle dimension à la fois inédite et émotionnelle. A la cohésion des musiciens, la richesse des arrangements et la finesse mélancolqiue des mélodies (The Oldest Of Sisters, Sinking Ship, The Man Who Owns The Place, Lion's Mouth), le quintette greffe également une fausse nonchalance -ou plutôt une vraie concentration- dans l'exécution.

 

Et c'est aussi cette attitude qui contribue à leur charme. Sans être foncièrement énergique, leur musique captive. Elle interpelle et hypnotise carrément lorsque le groupe envoie régulièrement quatre de ses membres sur les devants de la scène pour assurer le chant. Quatre voix complémentaires, célestes et émouvantes. Un grand moment.

 

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