Rock Werchter – American Vampire

Si le soleil de Werchter n’est pas de la partie en cette fin d’après-midi, on peut compter sur les mélodies ensoleillées de Vampire Weekend pour nous réchauffer les tympans.

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Les New-yorkais débarquent sur la Main Stage fringués comme des notaires fraîchement diplômés de l’université Columbia. Si on écarte la dégaine du batteur néo-hippie Chris Tomson, les trois autres sont tirés à quatre épingles.

 

C’est certes dans leurs habitudes mais, aujourd’hui, c’est particulier : « On est le 4 juillet : jour de fête nationale aux Etats-Unis », s’enthousiasme Ezra Koenig, chanteur patriote et fer de lance de Vampire Weekend. 

 

Pour fêter ça, le quatuor attaque fort avec les hits de son second effort (Cousins et White Sky). Dans la foulée, le chef des vampires roucoule l’hymne chaloupé Cape Cod Kwassa Kwassa. Malins, les mecs en profitent pour distiller Diane Young et Step, les meilleurs morceaux de leur nouvel album ("Modern Vampires of the City").

 

En mouvement derrière sa basse, l’homme élastique Chris Baio régale le public d’un jeu de jambes à la Travolta : une gymnastique bien nécessaire pour faire oublier la passivité légendaire du sympathique claviériste Rostam Batmanglij.

 

Les cordes de guitare suspendues entre l’Afrique et l’Amérique, Vampire Weekend plante intelligemment ses crocs dans sa discographie. Des morceaux comme A Punk, Campus/Comma ou Walcott catapultent des sourires béats aux premiers rangs et déclenchent quelques déhanchements sur la plaine. Vampire Weekend mord encore et toujours dans la veine de Paul Simon. Mais, cette fois, on ne leur en voudra pas : c’est jour de fête !

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