Rétro 2011: Septembre en vidéo

Les 10 ans du 11 septembre, l'exécution de Troy Davis, BHV scindé, ... Revivez le mois de septembre en vidéo.

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11 septembre: Deux tours pour rien?

Dix ans après les événements, les Etats-Unis et le monde commémorent les 3.000 victimes tombées pendant les attentats du 11 septembre 2001. Certes, Ben Laden, leur commanditaire, est mort quelques mois plus tôt, frappé par le bras vengeur de l'Amérique. Mais le contexte particulièrement morose de cette commémoration laisse tout de même songeur. Hormis le coup porté à la tête d'al Qaïda, dans le bilan de l'année 2011, on pointera surtout la crise de l'Europe et de l'euro. Ou la croissance en berne en Amérique. Ou encore les agissements irresponsables du patron d'une institution internationale. Mais aussi l'irresponsabilité de gestionnaires de centrales atomiques japonais. Bref, autant d'accidents de l'histoire complètement indépendants de la volonté des fous d'Allah. Finalement, l'Occident pouvait se fourrer dans la mouise tout seul. Franchement, ces deux tours, c'était pas la peine.

22 septembre: Peine perdue

Troy Davis a clamé son innocence jusqu'à la dernière seconde. Mais il a finalement été exécuté dans l'État de Géorgie. Cet Afro-Américain, devenu le symbole de la lutte contre la peine de mort, avait été condamné en 1991 pour le meurtre d'un policier blanc, sans aucune preuve matérielle tangible. Amnesty International s'est battu bec et ongles pour sauver l'accusé, mais n'a obtenu au final que des délais supplémentaires. Il y avait pourtant de gros doutes sur la culpabilité de Troy Davis. Sept témoins du meurtre sur neuf s'étaient rétractés, signe de possibles pressions policières. Ces éléments troublants n'ont finalement pas été suffisants pour empêcher l'exécution du condamné, laquelle a plus que jamais relancé le débat sur la peine de mort.

23 septembre: La Palestine divise le monde

En demandant que sa Palestine soit reconnue comme membre à part entière aux Nations unies, le président Mahmoud Abbas jette un fameux pavé dans la marre. Malgré quelques soutiens de poids (Chine, Russie, Brésil, Afrique du Sud), les États-Unis ne désirent pas que cette procédure aboutisse. Devant l'Assemblée générale, Mahmoud Abbas demandera donc prochainement un vote pour que la Palestine passe du statut d'"entité non membre" à "Etat non membre". Ce qu'il devrait cette fois obtenir. Ce n'est pas anodin: l'Etat palestinien gagnerait, par exemple, la possibilité de saisir la Cour pénale internationale dans le dossier des "colonies israéliennes" ou dans celui du blocus de Gaza. L'ambiance n'est pas sans rappeler les grandes heures de la guerre froide.

25 septembre: BHV scindé: un mort

Voilà, c'est fini… A l'unanimité de ses membres, le FDF, s'estimant trahi par l'accord négocié par les négociateurs francophones sur BHV, décide de quitter le Mouvement réformateur. C'est que Bruxelles-Halle-Vilvorde sera scindé électoralement et judiciairement sans réelles compensations pour les francophones de la périphérie: ni régularisation de la situation des bourgmestres francophones non nommés, ni ratification de la convention-cadre européenne sur la protection des minorités nationales par la Flandre. Et encore moins d'élargissement de la Région bruxelloise. Place donc au FDF "stand alone". C'est-à-dire aujourd'hui la cinquième force politique de Belgique francophone. Mais surtout, le quatrième parti bruxellois. Et encore, à égalité avec le CDH (11 députés chacun). Evidemment, souligne son président Olivier Maingain, ceux qui, au sien du MR, resteraient sceptiques quand aux conséquences de la scission de BHV, sont toujours les bienvenus…

 

26 septembre: Récit d'un désastre

Michael Jackson, mort, sur un brancard. C'est sur cette image forte que s'ouvre le procès de Conrad Murray, médecin personnel du chanteur. Sa défense: il assure que la star était au bout du rouleau, suggérant un suicide. Sauf qu'au fil des semaines, les audiences apportent leur lot de révélations. Par exemple ce portrait du Roi de la pop assez peu glauque: presque aveugle, incontinent et sous-alimenté. D'où les reproches adressé au docteur quant au cocktail de médicaments administré le soir de la mort du chanteur. Son comportement a également fait l'objet de vives critiques. Et le constat des experts médicaux, invités à analyser la responsabilité du Dr Murray dans la mort de la star, se révèle plutôt amer: "Michael Jackson serait en vie aujourd'hui si le médecin n'avait pas mis 20 minutes avant d'ordonner à un gardien de sécurité d'appeler le 911 lorsque la vedette pop ne respirait plus". Conrad Murray sera finalement reconnu coupable d'homicide involontaire et écopera de 4 ans de prison.

Rétrospective 2011

 

 

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