Rétro 2011: Octobre en vidéo

Comment sauver Dexia, la mort de Kadhafi, la mort de Steve Jobs, ... Revivez le mois d' octobre en vidéo.

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4 octobre:
Comment sauver Dexia?

Le holding Dexia, fondé en 1996 par l’alliance du Crédit Communal et du Crédit local de France, n’est plus qu’un souvenir. Pour sauver le géant de la faillite en manque structurel de liquidités, à moins qu’il n’ait été victime des appétits de son patron français Pierre Mariani, il a fallu le dépecer. La Belgique hérite donc finalement d’une Dexia Banque Belgique nationalisée, pour un montant total de 4 milliards d’euros. L’État belge assurera en outre 60,5% du financement de la "Bad Bank" où sont placés les 80 milliards d’actifs les plus toxiques du groupe. Or, celle-ci risque de coûter, elle aussi, cher au contribuable belge, si d’aventure la crise de la dette devait déboucher sur une nouvelle crise bancaire.

5 octobre:
Une vie de génie, une mort de star

Jamais la mort d’un chef d’entreprise n’avait provoqué un tel battage médiatique. On l’adorait ou on le détestait. Mais Steve Jobs, avec sa marque Apple, a bien réinventé l’ordinateur personnel, le téléphone, la diffusion de la musique et le cinéma d’animation. Le cofondateur de la marque à la pomme était un visionnaire et l’un des plus grands businessmen des temps modernes. Plutôt que de créer de nouveaux besoins, il créait de nouveaux désirs. Mais derrière ce portrait idyllique pointe un personnage énigmatique. Un gourou illuminé qui imposait son idéologie à ses disciples avant d’en faire de même avec le monde entier, comme en témoigne la vague d’émotion qui a étreint les fans d’Apple aux quatre coins du monde.

12 octobre:
ArcelorMittal laisse tomber Liège

La direction d’ArcelorMittal abandonne les deux hauts- fourneaux de Seraing et d’Ougrée, ainsi que l’aciérie. Cette décision cause la perte de 581 emplois. Sans compter les emplois indirects dans les activités gravitant autour de ces structures. Cette décision est justifiée à la direction par le manque de rentabilité des installations liégeoises alors que "la demande d’acier en Europe aux niveaux d’avant la crise prendra plus de temps que ce qui avait été prévu". Les travailleurs, entre colère, dégoût et inquiétude pour leur avenir, ont enregistré de nombreuses marques de compassion. Notamment du côté des partis politiques. Mais personne n’ose prendre le risque de s’engager sur la voie d’une nationalisation ou d’une régionalisation de l’outil, vu le milliard d’euros sans doute nécessaire pour cette opération.

16 octobre:
Un futur "président normal"

Avec un score net et sans bavure – 56% des suffrages – François Hollande est désigné candidat de la gauche pour les présidentielles de 2012. Celui qu’on présentait comme "l’anti-DSK", suite à la défection de ce dernier, devance finalement Martine Aubry, son adversaire au second tour. Son ennemie jurée aussi. Avant le lancement de la campagne proprement dite, il reviendra donc d’abord à ce fin tacticien de rassembler des socialistes divisés par l’épreuve. Mais François Hollande voudra aussi affiner son image de "président normal" qu’il s’efforce d’opposer au style "bling bling" de Nicolas Sarkozy, son principal adversaire au printemps 2012. En attendant, ce dernier fait profil bas. On l’a vu notamment dans la discrétion qu’il a imposée autour de la naissance de sa fille Giulia, pour faire oublier ses anciens excès "nouveau riche".

20 octobre:
Kadhafi au tapis

Malgré la révolte de son peuple Mouammar Kadhafi était resté – courageusement? aveuglément? – au pays. Intercepté par les forces du Conseil national de transition (CNT) dans les environs de Syrte, le dictateur libyen, qui plastronnait encore sept mois auparavant "Tout mon peuple m’aime",gise, sanguinolent, sur le capot d’un pick-up, où ce même peuple l’a jeté, comme du gibier. Pour la Libye, la mort de Kadhafi est un soulagement, après 42 ans de méfaits, sous les regards passifs d’une communauté internationale dont il su tirer habilement parti pour conserver si longtemps la mainmise sur son pays. Quelques jours après sa capture, Mahmoud Jibril, numéro deux du CNT, déclarait qu’un Congrès national serait bientôt élu et deviendrait "le nouveau Parlement". Avec quel type de majorité? Le triomphe des islamistes en Tunisie voisine pourrait en donner une première idée. Et l’affirmation du président de la CNT expliquant que la future législation serait basée sur la charia, une seconde…

 

Rétrospective 2011

 

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