Pukkelpop – le bilan

Chaque semaine, Moustique fait le compte rendu d'un festival. La dance au sommet, Eminem au tapis et un site féérique qui a accueilli 200.000 personnes.

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La 28e édition du Pukkelpop, qui affichait complet pendant les trois jours de festival, a soufflé le chaud et le froid. Deux de ses têtes d'affiche (Neil Young et Slayer) ont été contraintes de jeter l'éponge avant l'ouverture des (d)ébats. Une autre tête d'affiche, Eminem (qui aurait touché près d'un million d'euros) s'est bien foutu de notre gueule avec un concert karaoké exécuté le plus souvent en play-back dans un décor cheap digne d'un épisode des Feux de l'amour. Le rappeur, dont le visage ravagé par l'abus de médocs fait peine à voir, a aussi exigé qu'on éloigne de son entourage tous les bénévoles de sexe féminin, s'est pointé sur scène une demi-heure en retard et a crié au moins cinquante fois "Come On Brussels" alors qu'il jouait à Hasselt. Pathétique… Mais malgré ces points négatifs, on ne s'est jamais ennuyé sur le site féérique de Kiewit qui se distingue toujours de la concurrence par son confort, son décor et son originalité. Pendant trois jours, nous avons vécu dans une ambiance de fête et de kermesse version 2.1 où la dance et le hip-hop s'imposent plus que jamais comme les genre les plus fédérateurs chez les jeunes. Entre folie hédoniste (Major Lazer), émotion (le retour gagnant des Girls in Hawaii), sanglots soul (Alabama Shakes), beats explosifs (The Prodigy) ou plus subtils (Bonobo), tout le monde a pu faire le plein de bonnes vibes et de souvenirs. Oui, malgré nos réserves pour une programmation en dents de scie, le Pukkelpop reste le rendez-vous festif incontournable de l'été.

NOTRE TOP 5 CONCERTS

  • Alabama Shakes
  • Girls In Hawaii
  • Parquet Courts
  • Bonobo
  • Major Lazer

Moustique était sur le pont les 3 jours du festival. Toutes les chroniques et photos sont dans notre dossier Pukkelpop

ON A AIME

  • Le sourire des Girls après leur concert.
  • Le lancer de t-shirts pendant le concert de Major Lazer
  • Le lancer de cartons de bière pendant le concert de Franz Ferdinand.
  • Les coups de klaxons et les fous rires en regardant les faux musiciens d'Eminem jouer sur des bandes.
  • Le site du festival avec son coiffeur, son salon de thé arabe, ses coins pour chiller et ses attractions.
  • L'organisation qui est irréprochable toute en restant humaine.
  • La belle présence d'artistes francophones (Puggy, BRNS, Baloji, The MAgician, Girls In Hawaii).
  • Les chaussettes du batteur de Franz Ferdinand.
  • Les jambes d'Aluna (mais pas son concert).
  • La coolitude roots de la chanteuse d'Alabama Shakes.
  • Les mecs de The Prodigy qui ont bien mouillé leur chemise.

ON A MOINS AIME

  • La parodie du concert d'Eminem et ses caprices de star has-been.
  • Quand le chanteur de Eels a rendu hommage à Neil Young en reprenant Beast Of Burden des… Rolling Stones.
  • La tristesse de ce fan de Slayer aperçu jeudi après-midi qui ne savait pas que son groupe fétiche avait annulé.
  • L'heure ingrate (12h25) à laquelle a joué Puggy.
  • L'absence d'une grosse pointure pour la clôture du festival. Goose, c'est un peu juste.

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