Pukkelpop – Grandaddy, toujours grand

Avant The Stones Roses, c'est Grandaddy qui célébrait au Pukkelpop son grand retour après une séparation de six ans.

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"L'argent a été une motivation importante", expliquait non sans humour dans une interview Jason Lytle rappelant ainsi que le split du groupe de Modesto avait notamment été expliqué en 2006 par un manque cruel de rentabilité. "L'idée est de venir dans les festivals, de jouer un best of et de repartir avec une grosse enveloppe.

 

C'est que je dois remplacer le revêtement de ma piscine couverte et l'huile de ma Ferrari 4X4." Plus sérieusement, Jason et ses compagnons barbus ont eu envie de se faire plaisir et surtout de nous faire plaisir par la même occasion. Si on considère généralement Grandaddy comme un fer de lance de l'americana sur foi de ses trois premiers albums ("Under The Western Freeway", "The Sophtware Slump" et "Sumday") par ailleurs réédités en vinyle cet été, ces ennemis ruraux du modernisme cumulent bien d'autres influences.

 

Pour faire court, on pourrait dire que Grandaddy, c'est la pop des Beatles mariée aux harmonies des Beach Boys et à la voix de Neil Young. Dans un Marquee transformé en haut-fourneau, les grands-pères ont distillé leurs perles roots en y mettant du coeur mais aussi beaucoup de justesse mélodique. 

 

Et en écoutant cette bande-son crépusculaire, on ne comprend toujours pas pourquoi Grandaddy a raté le jackpot et a dû se contenter d'un succès d'estime. De Now It's On à la ballade en crescendo He's Simple, He's Dumb, He's The Pilot, en passant par Yeah Is What We Had ou le nostalgique Summer Here Kids, leurs chansons restent intemporelles et on ne les remerciera jamais assez de nous avoir permis de s'y replonger sans modération. Jason, tu peux changer l'huile de ta Ferrari.

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