Pourquoi on aime autant Alice on the roof

A quelques jours de sa prestation aux Nuits Botanique, à l'occasion d'une délicieuse séance live pour "Bruxelles Ma Belle" et à la veille de la finale de The Voice, Alice On The Roof continue de s’afficher comme l’une des voix les plus séduisantes du printemps. 

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Cette jeune fille, que l’on croit toujours venue d’ailleurs (même si elle est née à Mons), fait mentir les adversaires de The Voice lorsqu’ils affirment qu’une fois éjectés du jeu, les talents retournent en galère et se perdent dans la nature. Ne soyons pas angéliques: ils ont souvent raison à quelques exceptions près… Alice Dutoit (c’est son vrai nom) en est une. Son single – “Easy Come Easy Go” donne le ton d’un vrai travail que la chanteuse a entamé loin de la twitosphère, de Maureen Louys et du circuit des smartrooms. Lorsqu’on a découvert Alice l’année dernière – dans un version “petite fille sage” du classique de Gainsbourg “L’eau à la bouche”, suivie d’une série de micro-happenings secoués comme des milk-shakes (“Mr.Sandman”, “Cups” et ses percussions au gobelet) – on a immédiatement repéré la fausse candeur de cette artiste qui se présente en sainte nitouche mais évolue sur une ligne de jeu clairement définie.

Lors d’une interview pour le site de Moustique, elle avoué s’être inscrite à The Voice sans y avoir vraiment réfléchi, mais on doit bien l’avouer, on ne l’a crue qu’à moitié. Son look (quelque part entre la marguerite des champs et la nièce de Yolande Moreau), son attitude (elle chante comme une première de classe), son sex-appeal de chanteuse de chorale (ce qu’elle est!) ont contribué à construire un début d’image. Une stratégie – certes douce et non-agressive, mais stratégie tout de même. Alice Dutoit n’a pas joué n’importe comment l’année dernière, croyez-nous… Celle qui se présentait à chaque prime en princesse des fleurs avec, comme fétiche, Louis, son petit frère devenu presque aussi connu qu’elle pour avoir démontré que l’amour familial c’est beau à voir, sait ce qu’elle veut. La preuve par Tim Bran – producteur de London Grammar et La Roux – qu’elle a contacté et qui – selon la formule consacrée des communiqués de presse – “est tombé sous le charme”. On n’a pas attendu “Easy Come Easy Go” pour valider le personnage, on attend à présent le concert et l’album (il devrait sortir d’ici la fin de l’année) pour vraiment jouer la carte des trendsetters et dire: “Alice On The Roof, on vous en a parlé avant tout le monde”.    

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