Plus chaude la vie

PBLV nous initie au plan à trois sous poppers. Rien de plus normal.

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Depuis plusieurs semaines, les fans de Plus belle la vie suivent avec intérêt la relation tumultueuse du personnage Stéphane Prieur avec une jeune pionne du lycée nommée Marine. Mais si l'amourette relativement chaste avait fait frémir plus d'un téléspectateur de plaisir, elle vient désormais de passer au rang du trash. Apparemment inspirés par les scénarios de la série britannique Skins, les auteurs de la gentillette PBLV ont voulu pimenter leur feuilleton en y ajoutant des ingrédients un peu chauds: sexe, drogue,… On a hâte qu'il y ait aussi du rock'n'roll!
 
La preuve encore ce mardi, où les aficionados du Mistral ont pu découvrir les prémisses d'un plan à trois mêlant Stéphane, Marine et un de ses amis se déshabillant dans une chambre de l'hôtel Céleste, le tout sous l'influence de Poppers, un stupéfiant de la famille des vasodilatateurs connu pour augmenter l'appétit sexuel et fortement utilisé en soirée chez les jeunes, pour "l'éclate". Et les scénaristes de PBLV sont loin d'en être à leur coup d'essai concernant la production de scènes dites chocs (du moins, pour un programme familial), comme s'insurgent certains fans. On se souvient encore avec émotion du cours de roulage de joints que la série avait proposé l'an dernier, ou encore des insultes soutenues lors d'une disputes entre deux personnages il y a quelques semaines.
 
A double-tranchant, cette envie du feuilleton quotidien de France 3 de coller un maximum à la réalité de ses téléspectateurs pose quelques problèmes d'éthique comme s'énervent les téléspectateurs sur Twitter ou Facebook. On a ainsi vu apparaître des "A cause de Plus belle la vie, j'ai du expliquer à ma mère ce qu'était du poppers, ça devient chaud" mais aussi de l'indigné "Patrick Sébastien qui dit "pipe" à 23h, ça fait polémique. Mais par contre #PBLV qui met un plan à trois à 20h40, c'est normal…" et du terre à terre "En fait, PBLV va devenir 50 Nuances de Mistral. Moi je suis partant!"
 
Quoi qu'il en soit, malgré (ou grâce?) les parties de jambes en l'air, les petits joints, les insultes, les meurtres et les engueulades, le feuilleton fait toujours autant parler de lui après onze ans d'existence, et ça, pour France Télévisions, ça n'a pas de prix.

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