Pet Shop Boys – Electric

Le duo essaie de recoller au dancefloor avec un douzième album qui pèche par excès de jeunisme.

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Après l’échec commercial d’"Elysium" (2012), Pet Shop Boys a mis tous les atouts dans son jeu pour relancer sa machine à tubes sous la boule à facettes. Neil Tennant et Chris Lowe ont embauché Stuart Price (Les Rythmes Digitales, Madonna) à la réalisation et ont enregistré à Berlin pour s’imprégner de la bouillonnante culture électro des clubs underground de la ville réunifiée.

"Electric" débute plutôt bien avec "Axis", instrumental de cinq minutes bourré d’adrénaline et rythmé par un beat martial. Las! Le soufflé retombe très vite. Avec ses citations en russe et sa construction à tiroirs, Boishy est ainsi une tentative un peu vaine de refaire le coup de Go West dans une version post-perestroïka alors qu’Inside Dream fait des œillades vers la scène eurodance. C’est au milieu de l’album que tombe la première surprise.

Mais c’est une mauvaise surprise. En s’attaquant à cette chanson de Bruce Springsteen extraite de son album "Magic", le duo offre une belle preuve d’audace. Mais le traitement sonore aussi formaté qu’insipide de Stuart Price ne rend ni hommage à la composition du Boss, ni à l’interprétation des Pet Shop qui est pourtant honnête.

Par contre, ils sortent le grand jeu avec Love Is Bourgeois Construct, morceau disco gay qui marie le classicisme baroque de Henry Purcell avec le Daft Punk de "Discovery". Du grand art! On aurait aimé entendre plus de morceaux de cette trempe que ces escouades inutiles adressées à un public djeun (le tube bourrin Shouting In The Evening ou un Vocal qui s’étire inutilement). Vouloir coller à l’air du temps, c’est bien. Ecrire des bonnes chansons, c’est mieux.

 

 

Pet Shop Boys
Electric
PiaS

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