Pearl Jam: La leçon de rock à Werchter

Chansons épiques, reprises de derrière les fagots, hommages aux Pixies ou à Midlake... La formation de Seattle a livré un concert exemplaire de trois heures ce samedi soir...

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C'est là qu'on reconnaît les grands. Contrairement à la plupart des groupes qui se concentrent essentiellement sur leur concert et livrent un set carré en festival sans se soucier du reste, Pearl Jam considère chaque date comme un événement unique, changeant sa setlist au gré de son instinct et introduisant des surprises dans son show en fonction du lieu où il joue, des rencontres réalisées en backstage ou de la programmation. Respect total.

Samedi, à Werchter, on a ainsi eu droit à un concert de près de trois heures, bourrés d'hymnes épiques, de riffs étincelants de guitare, de beaux moments de complicité avec les fans et de moments inattendus. Au premier tiers de concert,  le charismatique Eddie Vedder remercie ainsi The Black Keys qui jouait sur la grande scène avant son groupe,  salue  les Pixies qui se produisent alors sous le chapiteau The Barn et invite les petits gars de Midlake pour une version inédite de All Night.

En fin de concert, Midlake reviendra encore chanter sur le fédérateur Rockin' In The Free World de Neil Younget Pearl Jam s'amusera aussi à relire le Where Is My Mind des Pixies.  Dans les hommages, on citera encore le Mother de Pink Floyd ou encore Sonic Reducer, brûlot du groupe punk de Cleveland, Dead Boys.  Et que dire de leur propre répertoire! Avec la foi du débutant et la maîtrise acquise, Pear Jam  fait claquer les guitares, alterne décharges d'adrénaline (Spin The Black Circle) et passages acoustiques enivrants (Sirens tiré du petit dernier Lightning Bolt). En 1991, des chansons comme Alive, Jeremy, Even Flow, Porch ou Why Go, toutes tirées de leur premier album "Ten",  sonnaient comme des hymnes grunge reflétant parfaitement le malaise de la génération X. Plus de vingt ans plus tard, elles ont acquis le statut de classiques qui, par la grâce d'un groupe allergique au copié/collé, sont réinventés chaque soir.  Merci les mecs pour nous avoir fait oublier la défaite des Diables Rouges…

 

Les trois moments forts du concert

#1 La version de Better Man où Eddie Vedder joue de la gratte avec Stone Gossard et Mike McCready.

#2 La reprise de Rock'In In The Free World de Neil Young avec Midlake.

#3 Alive repris en chœur par toute la plaine et le solo de Mike Mc Cready.

 

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