Passion

Passion, c’est un peu le syndrome de la bûche de Noël glacée low-cost. L’emballage fait miroiter une palette de couleurs et de décorations somptueuses.

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Puis, une fois déballé, l’engin se limite à un tas de composants chimiques sans saveur. Avec ce remake du Crime d’Amour d’Alain Corneau (2010), Brian De Palma nous avait fait miroiter sa vision des choses.

Cette rivalité perverse entre une femme et sa supérieure au sein d’une multinationale broyeuse de caractères pousserait encore plus loin les jeux de séduction, de manipulation, de domination et de servitude… jusqu’au meurtre fatal et inévitable!

De Palma joue avec les références (l’opposition entre la blonde et la brune comme dans Mulholland Drive de David Lynch) et ses obsessions (Les personnages qui regardent parfois la caméra de face, marque Hitchcockienne déposée), tandis qu’il use et abuse de ses procédés favoris (le split-screen) et de sa passion pour le voyeurisme (comme dans Body Double).

Mais il se montre tellement obsédé par la forme qu’il en oublie complètement le fond! Bref, ce n’est que (parfois) beau! Mais rien d’autre! Passion est tellement sexué qu’il en devient grotesque. Et l’enquête policière est digne des plus basiques Geronimo Stilton. Au final, un vrai ratage. Dommage.

 

Passion
Réalisé par Brian De Palma. Avec Rachel McAdams, Noomi Rapace, Karoline Herfurth – 101’.

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