Paon, la roue de la fortune

Une nuit de Saint-Sylvestre un peu trop arrosée, comme toutes les nuits de Saint-Sylvestre, Ben Baillieux-Beynon et Aurelio Mattern noient leurs rêves de pop céleste dans le champagne et décident de prolonger le plaisir en se retrouvant dans une grande maison de Linkebeek pour jouer ensemble.

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"Par amitié, envie et aussi pour voir ce que ça donne…" Trois jours plus tard, ils ont mis en boîte une dizaine de chansons. Paon est né. "Nous étions en pause dans nos groupes respectifs (The Tellers pour Ben, Lucy Lucy pour Aurelio – NDLR) et on a essayé de voir comment on pouvait s'amuser ensemble en bousculant les cadres dans lesquels nous évoluions. Paon est né de manière très spontanée. Plus qu'une complémentarité entre nous, c'est un projet qui se caractérise par sa simplicité. Nous sommes tous les deux chanteurs et fans de pop. L'un joue de la gratte, l'autre des claviers. On a avancé sans le moindre tabou et sans prise de tête."

Devenu groupe avec l'arrivée du bassiste Jérémy Mulders et du batteur bordelais Léo Grosheitsch, Paon sort en avril 2013 le EP "Shine Over Me", livre quelques prestations remarquées et enregistre finalement son album dans la banlieue parisienne au studio La Frette où Saule, Girls In Hawaii et Vismets ont également travaillé. Riche de onze chansons, "Paon" garde l'innocence et l'énergie des premières maquettes des chansons mais bénéficie de la science du mixage de Nicolas Quéré, l'ingé son attitré de La Frette. Il en résulte un bel équilibre entre des titres pop aux refrains fédérateurs (Keep On Burning, Wake Them Up) et des morceaux qui nous emmènent du côté de Kingston (le reggae Cool Spot) ou de chez Tame Impala (la ballade As Long You Need bercée de claviers psyché ou Shine Over Me). Pour l'illustration de la pochette, Paon a choisi le tableau Le jardin des délices de Jérôme Bosch. Bien vu. "Ça correspond bien à notre univers: il y a de la couleur, une part de délire, de mystère et plein de personnages qui évoluent au carrefour de l'Enfer eu du Paradis."  

 

Le 23/4 au Reflektor (Liège), le O1/5 aux Aralunaires (Arlon), le 12/5 aux Nuits Botanique (Bruxelles).

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