Pan Am

La Pan American World Airways, la plus glamour des compagnies aériennes des années 60, ressuscite sur La Deux. Attachez vos ceintures, décollage imminent.

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1960. Les Etats-Unis entament une décennie qui restera dans l’histoire comme celle de tous les espoirs: progrès techniques, richesse économique, découvertes, émancipation… C’est évidemment oublier la guerre froide, la ségrégation raciale et la guerre du Viêtnam – entre autres. Mais la nostalgie ne retient que ce qui brille et ce qui sourit. Comme les pin-up glamour qui officiaient sur les lignes aériennes… L’avion était alors réservé à une élite et les passagers étaient forcément des V.I.P. D’où l’exigence dans la sélection des hôtesses, à une époque où l’élégance était considérée comme la politesse la plus élémentaire.

C’est le point de départ de Pan Am, une série délicieusement vintage, qui suit quatre hôtesses et leurs pilotes dans leurs escales à Paris, Rio ou Moscou, leur vie quotidienne et bien sûr amoureuse. Ici, contrairement à Mad Men, pas de grande introspection sur l’évolution de la société et l’âpreté des hommes. Le parti pris est semblable au sourire des héroïnes: léger, quoi qu’il arrive et quoi qu’il cache. L’actualité apparaît en filigrane, comme les difficultés de ces femmes à conjuguer leur indépendance avec l’ordre établi… par des hommes. En 60, l’essentiel est dans les apparences, et cela dans tous les domaines. Toilettes (on n’oserait pas les appeler des fringues), voitures, architecture et mobilier… Même les pompes à essence et les logos sont stylés!

Dans ce décor radieux et coloré – qui rappelle à quel point les 50 dernières années nous ont raboté de libertés et d’espace -, impossible de ne pas s’attacher aux personnages complexes de Maggie (Christina Ricci), Laura, Kate et surtout Colette, dont le parcours et les ambitions ont été modelés par l’immédiat après-guerre. A voir pour le plaisir des yeux et des sentiments, en laissant le temps suspendre son vol…

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