Or noir

Après le bide de Sa Majesté Minor, Jean-Jacques Annaud (Le nom de la rose, La guerre du feu, Sept ans au Tibet) retrouve enfin son sens du grand spectacle à travers une fresque historique à la Lawrence d'Arabie.

216838

Ou comment un jeune prince va s'ériger en chef dans des territoires arabes bouleversés par la découverte du pétrole. Évoquant l'intégrité, la soif de pouvoir, l'avidité ou l'idéal de paix, Annaud dessine un film d'aventure comme on n'en fait plus.

Lyrique, épique, aux paysages grandioses et aux personnages énormes. Avec ce que cela comporte de scènes fortes (la traversée du désert, la bataille des chars contre les chameaux).

Mais Annaud a beau y mettre tout son cœur (cela se sent dans chaque plan), il peine à nous faire ressentir son histoire.

Et derrière la forme, fait le portrait d'un monde trop manichéen (d'un côté le méchant émir qui fricote avec les Américains pour extraire le pétrole, de l'autre le gentil qui les rejette pour préserver son territoire et sa fierté). Et si Tahar Rahim est épatant de simplicité, Antonio Banderas, lui, en fait des caisses. Reste un film idéaliste qui nous en met plein les yeux. Qui nous dit que les bons finissent toujours par gagner. Ce qui est faux, d'ailleurs. Mais y croire pendant deux heures ne fait pas de mal.

Voir les salles où ce film est à l'affiche

Or noir
Réalisé par Jean-Jacques Annaud (2011). Avec Antonio Banderas, Tahar Rahim, Mark Strong, Freida Pinto – 129'.

Sur le même sujet
Plus d'actualité