Ondes sur nous

GSM et antennes-relais, réseaux 3 ou 4G, wifi... Les ondes radio indispensables à notre condition d'indécrottables interconnectés sont omniprésentes. Avec quelles conséquences? Les experts peinent à se mettre d'accord. En attendant, voilà de quoi limiter les risques.

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Un peu vague, le débat sur les ondes? Certes… Récemment, à seulement deux jours d'intervalle, paraissaient dans la presse belge deux titres pour le moins contradictoires, l'un proclamant que "l'utilisation d'un GSM peut provoquer une tumeur, mais ce risque est faible", l'autre affirmant que "le GSM est sans danger à condition de ne pas en abuser". Une dissonance d'autant plus perturbante que ces deux articles évoquaient… la même étude: le dernier rapport délivré par l'Agence française de sécurité sanitaire. 

Que dit-elle, cette étude? Que l'exposition aux ondes électromagnétiques induit des modifications biologiques du corps humain, par exemple la légère augmentation de la température des tissus lors d'une conversation téléphonique prolongée. Mais sans qu'on puisse pour autant parler de conséquences avérées sur la santé, faute de pouvoir se prononcer sur les effets à long terme. En somme, l'Agence rejoint la position actuelle de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui, en 2011, a classé les ondes électromagnétiques parmi les "risques possibles" de cancer.

Le grand public sera-t-il rassuré? L'étude française se veut plus prudente que des centaines de travaux scientifiques avançant béatement l'innocuité totale de nos téléphones portables et autres bornes wifi. Ceux-là sont d'ailleurs pour la plupart commandités par l'industrie. Mais elle en contredit également des centaines d'autres, largement relayés eux aussi, qui prétendent mettre en évidence des liens entre champs électromagnétiques et, au choix, nos performances cognitives, la qualité de notre sommeil ou encore la fertilité masculine. Et, bien sûr, des cas de cancers. Chez Monsieur Tout-le-monde, cette dernière étude en date fera, à nouveau, l'effet d'un coup dans l'eau. Car celui-ci attend désespérément la preuve d'absence de nocivité de ses chers smartphones. Ou mieux encore, la certitude de leur caractère inoffensif. Quelque chose que la science ne lui apportera jamais… Il est impossible de prouver que quelque chose n'existe pas. Faute de mieux, nous voilà donc réduits à l'adoption de quelques principes de précaution.

Retrouvez 4 conseils pour gérer au mieux les ondes qui nous entourent dans le Moustique du 6 novembre.

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