Nuits Bota: The Tallest Man On Earth fait frissonner le Cirque Royal

Digne héritier de Bob Dylan, The Tallest Man On Earth ou Kristian Matsson à la ville, a cettecapacité des « grands » de la musique a captiver les foules de par sa simple présence. Tout, de sa voix rocailleuse, enveloppante, à sa gestuelletorturée attire le regard et laisse bouche bée.

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L'émotion brute sortie tout droit des tripes du petit Suédois sur I Won't Be Found donne le ton d'un concert qui se veut délicat. Seul sur scène pendant la première partie de son show, alors que sa voix éraillée et son folk apaisant ont tôt fait d'hypnotiser la salle, The Tallest… a tendance a serecroqueviller derrière sa guitare, comme un enfant qui voudrait se cacher. Et quand il s'adresse à la salle après le conventionnel « Thank you so much » c'est pour expliquer à quel point il est heureux d'avoir ses amis de Francis (groupe qui a fait la première partie) avec lui sur cette tournée parce qu'il n'est pas facile pour lui d'être constamment sur la route.

Les chansons s'enchaînent dans une ambiance disciplinée, les oreilles aux aguets, le public n'en perd pas une miette. Après le très mélancolique Where Do My Bluebird Fly? ou le magnifique Love Is All qu'il présente comme « Une chanson d'amour. Mais pas une jolie. » Kristian Masson est rejoint par un bassiste et un batteur et présente de nouveaux morceaux dont There's No Leaving Now, pour lequel il lâche sa guitare et se met au clavier. Ce concert d'un peu plus d'une heure trente s'achèvera sur un Kids OnThe Run au banjo, laissant l'image d'un artiste très talentueux à la vulnérabilité touchante.

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