Nuits Bota: Sold out, le Cirque crie au Lou

Comment faire un concert de 1h30 avec un album de 40 minutes? En prenant son temps, tout simplement.

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En distillant l’une ou l’autre reprise – dont un Should I Stay or Should I go délicieusement down tempo, en laissant vivre les applaudissements et en multipliant les apartés avec le public.

 

Lou Doillon parvenant même à provoquer des hurlements de loup dans l’arène du Cirque. La fille de Jane Birkin et de Jacques Doillon étonne. Et semble tout aussi étonnée de l’accueil que lui réservent les spectateurs des Nuits.

 

Après deux premiers track assez dark et quelques réglages sonores indispensables, la révélation folk de l’année ôte son long trench et agrippe sa guitare sèche. «C’est un peu glauque mais ça va s’arranger. On laisse tomber les rasoirs et le Lexomil !». Oui.

 

De plages en plages, la voix de Lou Doillon – tantôt éraillée, tantôt d’une pureté cristalline- transperce le Cirque et offre une nouvelle vie à cet étonnant premier album. Devil Or Angel, Jealousy, Hushaby,…  

 

Avant de lâcher un sublime Places introduit par de longues nappes électro et de terminer en apothéose sur un deuxième ICU.  

 

La belle de scène multiplie les remerciements et les rappels. «Je dédie cette chanson à ceux qui m’on fait sortir de ma cuisine, c’est-à-dire Etienne Daho (ndr: qui a réalisé l’album) et ma mère».

 

Merci à eux et à Lou Doillon. A côté de nous, les filles avaient les larmes aux yeux dès les premiers morceaux.

 

Photos: Xavier Marquis

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