Nuits Bota: Les Français saluent l’accueil du public belge

Lauréats du prix de la « Révélation du public » aux Victoires de la Musique cette année, les Français de Lilly Wood and The Prick revenaient en Belgique proposer leur pop tantôt légère, tantôt profonde, à un public bouillant.

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Le groupe, mené par Nili, chanteuse à la voix rocailleuse qui rappelle celle de Kate Nash, a vite fait de trouver ses marques dans un Cirque Royal très accueillant. Les cinq membres débutent fort sur Hopeless Kids,touches folk et tambourin à l'appui, et nous emmènent dès la première chanson dans leur univers un peu sombre, édulcoré par des mélodies plus joyeuses. La présentation scénique, très soignée, participe également au succès de ce show : d'énormes enceintes lumineuses rythment les morceaux pour en mettre plein les yeux.

La belle se lâche et quand elle demande « Si la Belgique sait faire du bruit » c'est un public déjà conquis qui lui répond. « C'est bien ce qu'on m'avait dit ». Les chansons s'enchaînent et ne se ressemblent pas, surtout quand vient le tour de celle qui les aura fait connaître : la reprise de L.E.S Artistes de Santogold. Ce set de 50 minutes pile poil se termine sur My Best et aura chauffé la salle tout ce qu'il fallait, si c'était nécessaire, pour Yodelice.

Yodelice s'éclate au Cirque Royal

Yodelice n'aurait d'ailleurs pas pu rêver d'un meilleur accueil, la salle en ébullition acclame les quatre musiciens comme des rock stars. C'est sur un Breathe In aux effluves très rock que le groupe fait son apparition. Chapeau melon et plume d'indien, Maxim Nucci sait définitivement faire le show et propose un son très travaillé, bien plus sauvage que sur CD.

Les jeunes filles du premier rang se pâment d'admiration devant ce beau gosse survolté qui enchaîne les morceaux plus dark comme Insanity ou encore Blood Is Burning. Alors quand il demande « Est-ce que vous êtes prêts à sauter? » Le public en effervescence s'exécute d'un bond.

Le batteur enflammé et sa coiffe de chef indien martèle son instrument alors que le violoncelliste, qui s'éclate tout autant, donne des airs plus lyriques à l'ensemble. Et quand les premières notes de leur tube Sunday With a Flu démarrent, le Cirque Royal se transforme en chorale géante.
Après une vague de morceaux plus calmes dont Confession, le groupe en formation linéaire,s'efface pour rappliquer quelques minutes plus tard, laissant d'abord revenir Maxim Nucci en formule guitare-voix sur Talk To Me, B.O. très tire larme des Petits Mouchoirs. Les autres membres réinvestissent ensuite le devant de la scène sur Wrap It Up et font danser la salle sur un air de boogie woogie à l'aide d'une chorégraphie improvisée. Après un boeuf géant et de longs remerciements, Yodelice quitte l'estrade, manifestement heureux de leur performance.

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