Netflix, un mois après

Le 18 septembre dernier, un seul nom flottait sur toutes les lèvres de la planète télé, "Netflix, Netflix, Netflix!". Depuis, la présence du géant américain de la vidéo à la demande est devenue une réalité. Premier bilan sur cette pochette-surprise.

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Addictif. L'irruption de Netflix a eu un effet indéniable sur qui y a goûté. Nombreux sont les gens qu'on croise qui se déclarent "complètement addict!". Mais à quoi? Tout d'abord, au confort d'utilisation grâce à un interface aussi simple que convivial, intuitif et techniquement irréprochable. La qualité d'image est réelle et aucun bug majeur n'est venu gêner la consommation de l'offre sur tous les supports. Même si le catalogue ne brille pas (encore?) d'une réelle fraîcheur, il est riche. Tous les membres de la famille peuvent y trouver leur compte. Une variété rehaussée de quelques perles inédites surtout côté séries: Orange is the New Black, Fargo…, ou la plus confidentielle, déjantée et canadienne, Trailer Park Boys. Des intégrales aussi, comme celles de Breaking Bad.

En production. Et Netflix ne compte vraiment pas s'arrêter là. Elle annonce régulièrement quelques exclus côté cinéma, pas encore marquantes comme Tigre et Dragon 2, mais l'intention y est. La plate-forme continue aussi à creuser son sillon "séries exclusives". Ainsi, débarqueront le 12 décembre Marco Polo, fresque assez grand public, et en mars 2015, Bloodline, un thriller familial sur fond de keys de Floride. Netflix pense aussi documentaire inédit avec E-Team, sur les enquêteurs de Human Rights Watch envoyés au coeur des conflits. D'autre part, Netflix s'est associée à Leonardo Di Caprio comme coproducteur de docus ambitieux. Le premier s'appellera Virunga, consacré à la protection des gorilles au coeur d'un Congo miné par la guerre et le braconnage. 

Quelle pénétration? Alors Netflix, combien d'abonnés belges? Mystère et boule de gomme car "Netflix ne communique pas". Il est probable que la plupart des Belges qui ont testé un mois gratuitement les services du géant de la vidéo se seront laissés débiter d'un premier mois payant. Il est aussi probable que l'accueil de Netflix sur la plate-forme Proximus favorisera son expansion. Tout ce que l'on sait à ce stade est que, dans ses résultats, Netflix a fait état de 560.000 abonnés (gratuits le premier mois) à son service dans les six pays européens où il s'est lancé début septembre. En deça de l'objectif des 900.000 d'abord annoncé… Ce résultat en retrait a un peu affolé l'action Netflix qui a perdu un quart de sa valeur en bourse.

Emulation. Le remue-ménage autour de Netflix a eu en tout cas un effet tout bénéf pour le consommateur: pousser les autres acteurs du marché à revoir leurs offres, stratégies, (et peut-être leurs prix?) pour s'aligner sur Netflix. Pour offrir au moins autant voire plus. Aux Etats-Unis, c'est à présent HBO qui est entrée en piste. La chaîne payante a dévoilé son ambition et son appétit à venir piétiner les plate-bandes de Netflix en 2015. Et quand on sait que HBO est une machine à séries prestigieuses, ça va saigner!

 

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