Neil Young And Crazy Horse – Americana

Le troubadour retrouve son Crazy Horse. Yep!

394758

Cela faisait neuf ans que Neil Young n'avait plus enregistré avec le Crazy Horse (l'album "Greendale") et seize qu'il ne s'était entouré de son groupe au grand complet (Broken Arrow). Sur le papier, ces retrouvailles s'annonçaient pourtant sur un mode mineur.

Le concept? "Reprendre des chansons qu'on entendait au jardin d'enfants et les réarranger à notre sauce pour qu'elles nous appartiennent un peu plus",expliquait ainsi Neil Young.

Bref, on s'attendait à une récréation anecdotique comme nous l'ont déjà proposé Phil Collins (bâillements) ou encore Paul McCartney (rebâillements) sur son récent "Kisses On The Bottom". Mais Neil Young et son super-team s'en donnent à cœur joie et transforment des chansons folks traditionnelles en brûlots rock.

Des ballades pour vagabonds comme Oh, Susannah, Tom Dooley ou le This Land Is Your Land de Woody Guthrie prennent ici de nouvelles couleurs grâce aux cavalcades épiques du Cheval fou.

Le banjo et les guitares folks laissent place ici à des accords électriques tendus, là à des réverbérations et des rythmiques brutes (l'intro de Jesus' Chariot est même presque métal). En fait le seul lien avec ces "chansons de jardin d'enfants" sont les chorales de gosses qu'on entend sur une poignée de chansons.

Et pour nous dérouter un peu plus avec cet "Americana" qui n'en a que le nom, Young le Canadien s'attaque au Gallows Pole popularisé par Led Zeppelin et se lance avec moins de réussite dans une relecture de God Save The Queen,non pas le morceau punk des Pistols, mais bel et bien l'hymne des citoyens de Sa Précieuse Majesté.

Pour nous, oreilles occidentales peu marquées par l'empreinte de ces chansons traditionnelles, c'est comme si on découvrait un nouvel album de Neil Young, bien supérieur à son dernier disque pour camionneurs "The Noise".

 

 

Sur le même sujet
Plus d'actualité