Muse a ouvert la saison des festivals à Werchter

Ce mardi soir, devant 35.000 personnes, Muse a ouvert la saison des festivals en enflammant Werchter Boutique.

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21h30 pétantes, Sx et Balthazar ayant fait de leur mieux pour faire patienter un public tout acquis à la cause de la grande tête d’affiche, Muse monte sur scène.

Pantalon rouge et T-shirt noir, Bellamy est comme d’habitude en grande forme. Et le premier morceau 2nd Law, titre éponyme de leur sixième album, a vite fait de mettre tout le monde d’accord. La sono chauffe. Ca joue vite, ça joue bien.

Et fait bien trop rare de nos jours pour ne pas être souligné, ça joue avec le sourire. Car voilà bien une constante qui a fait de Muse ce qu’ils sont aujourd’hui, ces trois là, sur scène, s’amusent comme des petits fous. Supremacy, Map of the Problematique, Supermassive Blackhole, Resistance. Le début de concert annonce la couleur. Si Muse est là pour présenter son dernier album, l’actuelle tournée a des airs de best of. Voilà encore une autre preuve de respect du groupe pour son public, qui en festival, a envie d’entendre ses morceaux favoris.

La scène est immense. Ecrans géants, pyrotechnie, vidéos tantôt dénonciatrices d’une société qui va trop vite, tantôt marrantes (un animatronic  fait danser notre Premier Elio di Rupo aux côtés d’Obama, Hollande et Poutine).

Et Bellamy et Co font des kilomètres. Gauche, droite mais aussi une longue travée à travers le public dont le groupe profitera durant tout le concert. La deuxième partie enchainera d’autres tubes: Falling Down, Time is Running Out (un des sommets du concert), Madness, Newborn (sur lequel la guitare de Bellamy aura des ratés, il la lancera par deux fois à travers la batterie), Unintended, Plug in Baby.

Et on se dit que Muse a beau être un groupe décrié (dont personnellement je ne suis pas fan), sur scène, ils font le boulot comme très peu sont capables de le faire. Oui, les sonorités sont redondantes et certaines chansons (les moins bien écrites) ont une fâcheuse tendance à se ressembler.

Mais la pilule passe sans aucun problème. Souvent avalée grâce à ces fameux enchainements de tubes imparables et une énergie totalement communicative. Le public a le sourire aux lèvres. Les gamins autour de moi lèvent les bras en l’air et hurlent.  Il y en a pour tout le monde. De 7 à 60 ans.

Maintenant, une jeune femme fait du trapèze au dessus de la foule, suspendue à une ampoule géante. C’est à la fois kitsch et joli. Les rappels (Uprising, Starlight, …) clôturent cette chaude soirée en beauté. Depuis longtemps, Muse a décidé de faire le spectacle, de sortir des albums parfois pompeux, de voir la musique dans ce qu’elle peut avoir de pompier et grandiose. Mais ils remplissent leur rôle à merveille. Félicitations…

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