Moonrise Kingdom

Avec Moonrise Kingdom et l'échappée belle de deux mini-lovers, Wes Anderson convoque nos propres souvenirs d'enfance. Acidulé.

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Récemment présenté en ouverture du Festival de Cannes, Moonrise Kingdom ouvre, lui, un nouveau pan de la carrière de Wes Anderson. Tout en restant fidèle à lui-même, le cinéaste défriche de nouveaux terrains de jeu. On marche donc tantôt en terrain connu (ce mélange de mise en scène et de fantasmagorie comme dans La vie aquatique, cette miniaturisation du monde à la manière de Fantastic Mr. Fox.), tantôt sur des chemins de traverse autour de thèmes plus sérieux qu’il n’avait encore jamais abordés. L’amour et l’enfance, par exemple. Mister Wes donne à voir une sorte de savoureux Bonnie & Clyde en culottes courtes.

Sur une minuscule île de la Nouvelle-Angleterre, Suzy et Sam, 12 ans, s’enfuient pour vivre de grand amour et d’eau fraîche. A leurs trousses: les parents de la donzelle (dont l’élastique Bill Murray), le policier local (impayable Bruce Willis dans un total contre-emploi de flic vieux garçon), un chef scout réchappé de Full Metal Jacket pour les nuls (Edward Norton) et sa troupe de pieds nickelés. Le film s’assume comme un simple divertissement qui n’a d’autre prétention que le plaisir des yeux et la recherche du bon moment évanescent. Pas question non plus de bouder son plaisir devant l’enfance de l’art avec laquelle Anderson agence cette saga de mini-lovers. Qui convoque nos souvenirs d’enfance avec un délicieux mélange de violence contenue et d’humour poétique. – F.V.

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Moonrise Kingdom
Réalisé par Wes Anderson (2011). Avec Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray..

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