Miossec: Retour à la sobriété

Écrites en forme de manifeste contre une chanson française formatée ("À part Dominique A, plus grand-chose de neuf ne m’excite"), ces nouvelles Chansons ordinaires du bouillant Brestois n’en ont que le titre.

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Tant elles éclairent Miossec d’un jour différent. Avec des influences Arcade Fire (Chanson pour les amis) ou le Bowie de Hallo Spaceboy (Chanson d’insomniaque), on est plus dans le rock vindicatif que dans la Bretagne carte postale de Nolwenn Leroy. "Elle m’a demandé l’autorisation de reprendre Brest sur son disque hommage à la culture celte alors que je n’ai aucune origine celte. J’ai accepté tellement ça m’a fait marrer."

Et s’il ne compose plus en "verres" ("Plus une goutte ni même un gâteau à l’alcool depuis un an!"), Christophe a aussi délaissé les mots trop faciles et parfois grotesques. Faire rimer "En silence" avec "Slip Eminence" comme il le faisait sur Le chien mouillé, c’est fini. Ces "Chansons ordinaires" illustrent une facette plus humaine de Miossec et lui donnent enfin une chance de sortir de ce carcan d’écorché vif qui finissait même par lasser ses admirateurs.

"Cette fois, nous avons tout enregistré en quelques prises, et j’ai écrit les paroles définitives presque en même temps que les musiciens jouaient les morceaux. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai à nouveau joui de ce plaisir pur de faire de la musique. Un truc visiblement oublié par de nombreux collègues devenus plus des entertainers de foire lorsqu’ils jouent dans de grands festivals", lance celui qui n’a pas perdu sa grande gueule. "Elle m’a même récemment valu une interdiction de stade à Brest. Dans une de mes chroniques pour le magazine français So Foot, j’ai publié des choses qui devaient rester off. Ça ne pardonne pas!

 

 

Le 8/10 au Botanique.

Miossec
Chansons ordinaires
PiaS

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