Michel Drucker « J’ai toujours été l’homme du week-end »

Dans son troisième livre, De la lumière à l'oubli, le dinosaure du PAF dresse le bilan de 50 ans de carrière. Un demi-siècle de showbiz, de variétés et de rencontres, marqué par la peur constante du déclin. Il nous explique.

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De la lumière à l'oubli , c'est un titre triste mais lucide. D'où vous vient cette angoisse de disparaître?

Michel Drucker – C'est l'inquiétude de tous ceux qui ont une passion dans la vie, célèbres ou non. J'avoue à haute voix ce que tout le monde pense tout bas: s'arrêter, c'est une petite mort. La retraite dans nos métiers, c'est quand on cesse d'aller vous applaudir ou de regarder vos émissions. Ça ne dépend pas de nous, mais bien des autres. C'est pour cela que c'est un vrai stress. Le plus difficile, c'est de s'inscrire dans la durée. D'ailleurs, je dédie ce livre à tous ceux qui pensaient que ça durerait toujours.

Dans ce contexte, comment avez-vous réagi à l'éviction de Patrick Poivre d'Arvor?

M.D. – C'était très violent. J'ai essayé de me mettre à sa place. J'avais déjà vécu ça avec Léon Zitrone, mais en comparaison à PPDA, il avait fait une courte carrière. Poivre disait toujours: "C'est moi qui choisirai le jour où je m'arrêterai". Alors qu'en réalité, c'est soit le téléspectateur, soit la direction de la chaîne qui décide de notre sort. Ce qui est particulièrement cruel dans ce cas précis, c'est que le public de Patrick lui était toujours extrêmement fidèle.

Vous abordez à maintes reprises le boulet du jeunisme. Comment s'en préserver?

Retrouvez la suite dans le Moustique du 13 novembre 2013

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