Maureen Louys, « A la télé, on a une date de péremption »

De bonnes blagues en petites piques, l'animatrice de la RTBF a tenu à flot le paquebot The Voice Belgique. Et c'était pas gagné.

1353491

A chaque printemps depuis quatre ans, c'est le même schéma: avec le beau temps revient inexorablement la saison dite "de Maureen Louys" à la RTBF. The Voice Belgique, L'Eurovision, la coanimation sur les ondes de VivaCité. C'est simple, elle est partout. Et cette année, la blonde a fait fort pour dynamiser le télé-crochet de La Une, quitte à sortir quelques blagues faussement gauches, à dégainer son plus beau sourire en toute circonstances. Mais surtout à faire fonctionner à fond son dictionnaire de synonymes pour trouver à chaque prime une façon différente d'encourager les téléspectateurs à voter et éviter de lasser. Une présence qui aura valu à l'animatrice de gommer son nom de famille: aujourd'hui plus besoin de préciser, on dit Maureen tout court.

Elle est loin, la période où vous balbutiez sur le plateau de The Voice. Vous mesurez le chemin parcouru en quatre ans?

Maureen Louys – Complètement. Petit à petit, au gré des saisons, j'ai pu prendre mes marques une fois que la mécanique était bien assimilée et surtout sortir des sentiers battus. Le plus agréable pour moi, c'est la compétition avant tout, il faut que ça roule et que ce soit propre, c'est seulement après que toutes ces conditions sont remplies que je peux apporter de la fantaisie à l'animation.

Vous êtes devenue la reine des blagues en direct. Sur qui les testez-vous avant de les balancer en plateau?

M.L. – Sur personne! Pourquoi, ça se ressent? (Rire.) C'est un quitte ou double, disons que j'écris mes textes, j'en parle un peu autour de moi et puis la production relit mes proses et me dit si je vais un peu trop loin. Il y a des blagues que j'écris parce qu'elles me font marrer toute seule et ça me rebooste en plateau. Finalement, la mécanique de The Voice est redondante: j'annonce et désannonce les talents, il y a des votes, il faut lancer des tableaux, etc. Si je ne commençais pas à trouver des variantes, le temps deviendrait vraiment long. Mais c'est clair que quand je relis des textes que j'ai écrits, je me dis que les gens doivent penser que je carbure à une alimentation hallucinogène.

Vous êtes à la RTBF depuis plus de dix ans, quand vous regardez dans le rétro, y a-t-il des choses que vous auriez faites autrement?

M.L. – C'est clair que je me rends compte que j'alimente pas mal l'émission La télé de A @ Z (zapping dans le temps de la RTBF) l'air de rien et ça me fait bien marrer. Mais je ne regrette rien du tout. J'ai fait quelques bêtises, mais ça correspond à l'état d'esprit dans lequel j'étais à cette époque-là, soit plus jeune dans ma tête, faut l'avouer. Et pourtant, je n'ai jamais eu l'impression de bosser, c'est stimulant. Il n'y a pas d'école de la télé à part la pratique. C'est toujours drôle de revoir de vieilles émissions avec David Antoine, Thomas Van Hamme, Jonathan Bradfer, Jean-Louis Lahaye, Manu Champagne,…

Retrouvez la suite de l'interview dans votre Moustique du 6 mai 2015.

 

THE VOICE: LA FINALE (REDIFFUSION)

SAMEDI 9 LA UNE 15H10

LES PLUS GRANDS TUBES DE L'EUROVISION

MARDI 12 LA UNE 20H20

Sur le même sujet
Plus d'actualité