Maureen Louys: « Je ne suis pas du genre à sauter sur les tables »

A 34 ans, l'animatrice de la RTBF est sur tous les fronts. The Voice, l'Eurovision, la radio... Un quotidien à son image: speed et enjoué. L'occasion parfaite de revenir sur ses 10 ans de carrière, et la vie qui va avec.

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Vous avez grandi à Liège, quels souvenirs gardez-vous de votre enfance?
Maureen Louys – Elle était top! J’étais très bien entourée. Je vivais dans un chouette village, j’allais à l’école à pied… J’étais aussi dans les mouvements de jeunesse! Je n’irais pas jusqu’à dire que je suis nostalgique de mes jeunes années, parce que je suis également très heureuse aujourd’hui, mais me souvenir de tout ça me fait plaisir. Mon groupe d’amis était fantastique.

Liège n’est pas rebaptisée la Cité ardente pour rien. Ado, vous sortiez beaucoup dans le Carré?
Je n’étais pas une grosse sorteuse, mais je savais m’amuser. Et puis, il se fait qu’étant la cadette d’une famille de deux, j’avais plus de libertés: Barbara avait enfoncé toutes les portes pour moi. Je n’ai jamais eu de conflits avec mes parents par rapport à ça, je pouvais rentrer tard, parfois même très tard. Du coup, j’ai pu profiter de tous les aspects du Carré comme chaque Liégeois qui se respecte. (Rires.)

Vous avez toujours voulu devenir animatrice télé?
Pas du tout. Quand j’étais toute petite, je voulais être avocate. Puis, au moment de choisir mes études, comme j’aimais bien la création, le graphisme et que j’étais très bavarde, j’ai décidé de faire de la pub à l’Ihecs. Rien ne me prédisposait à la carrière d’animatrice.

A l’Ihecs, vous étiez plutôt première de classe ou reine des bleuettes?
Disons que j’ai profité de la vie en kot comme il se doit (rires) et que je n’étais pas la plus assidue des élèves. C’est vrai, j’ai eu quelques blocus horribles parce que je devais rattraper toute la matière d’un coup. Mais je m’en suis sortie dignement.

Comment vous êtes-vous retrouvée à l’antenne?
Un jour, alors que je venais de terminer mes études, ma sœur m’a appelée pour me dire que la RTBF faisait un appel à projets pour une émission quotidienne "jeune". A l’époque, j’avais 22 ans et je me suis laissé tenter. On a planché là-dessus pendant quelques jours et, contre toute attente, ça a été accepté! Je me suis retrouvée catapultée à l’antenne, pour l’émission Tu passes quand tu veux. Au début, je me suis dit "m…". J’étais super-timide, je ne suis pas du genre à sauter sur les tables, puis j’ai commencé à profiter de ce métier. Aujourd’hui, j’adore. En fait, je crois que j’étais prédisposée pour ce job, mais sans l’avoir conscientisé.

Vous avez soigné votre timidité?
On peut dire ça, oui. Je ne suis toujours pas la plus excentrique du monde, mais les directs m’ont fait du bien. Je suis vraiment plus à l’aise aujourd’hui. Mais ma sœur l’est encore plus que moi.

Quand deux sœurs/frères font le même métier, c’est souvent source de tension dans une famille. Ça se passe comment chez les Louys?
C’est vrai que ça peut poser problème, mais ce n’est pas du tout le cas chez nous. Nous sommes très proches, même si nous avons 4 ans et demi de différence. Je sais ce que je dois à ma sœur: je n’aurais sans doute jamais fait de la télé si elle n’avait pas été là. Et puis nous ne sommes pas dans la même case. Elle est plutôt magazine et moi je suis plutôt divertissement. Il n’y a donc pas de concurrence entre nous. Et c’est tant mieux! Je suis ravie quand elle a un chouette projet et elle, pareil. Ce sont des boulots un peu atypiques, où l’image prime, avec tout ce que ça sous-entend. De plus, comme on bosse dans la même boîte, quand je me remets en question, elle me comprend: c’est ma confidente.

De quand date votre dernière remise en question?
Hum… Au début de The Voice, sur la saison 1. Ce format demande beaucoup d’interaction avec le public, on le sollicite constamment sur Twitter ou sur Facebook pour qu’il donne son avis. C’était très novateur parce qu’en Belgique francophone, ce n’était jamais arrivé avant. Du coup, les gens commentaient vraiment tout… et n’hésitaient pas à parler de moi. Ce qui se dit sur Twitter n’est pas toujours tendre, et ce sont ces commentaires-là qui font rire… et mal, aussi. On a beaucoup critiqué mes choix de robes, par exemple. Au début, je me disais "mais de quoi ils se mêlent? Ils s’habillent peut-être n’importe comment!", et puis finalement j’ai digéré et appris à faire avec, sans trop aller voir ce qui se racontait sur moi. Mais sur le coup, ça fait bizarre.

Quelle était votre plus grande appréhension au lancement de cette seconde saison de The Voice?
J’étais assez sereine… Je savais à 80 % ce qu’il allait s’y passer, la phase de découverte étant passée avec la saison 1. J’étais certaine qu’on aurait de bons talents, nous avons un bon vivier en Belgique. Il y a sûrement encore de quoi faire une saison 3 ou 4.

Vous pensez qu’il y aura des prochaines saisons?
Franchement, je n’en sais rien, il n’y a encore rien de confirmé. Mais si c’est le cas, je serai ravie de recommencer l’aventure.

Adrien Devyver a pris un rôle plus important cette édition-ci. Comment avez-vous vécu ce "duo" à la présentation?
En fait, c’est un duo un peu atypique, nous ne nous sommes pas beaucoup croisés en plateau, chacun avait son terrain de jeu. Donc pas de tension. Mais pour les blinds, c’était très pratique pour accueillir les familles des talents. L’année dernière, il m’était impossible d’être avec tout le monde. Adrien a été la solution!

Vous avez poussé la chansonnette au karaoké de la fête de clôture de l’émission?
Je suis allée à la soirée, mais je n’ai pas traîné jusqu’à 4h du matin comme certains… (Rires.) Je suis partie à 2h, ce qui est tout à fait honnête. Faut dire, après toutes ces semaines de live, j’étais assez naze. Mais on s’est vraiment bien marrés sur cette édition, c’était fou rire sur fou rire.

Interview complète dans le Moustique du 22 mai.

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