Maureen Louys: « Bastian Baker va me manquer »

L'animatrice de The Voice Belgique révise ses vocalises avant la quatrième saison du télé-crochet de la RTBF qui débute ce 20 janvier. Ça s'annonce show.

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Trois éditions. 500.000 fans en moyenne à chaque fois, qui acclament les talents made in Belgium et tweetent à tout-va pour le plus grand bonheur de la RTBF, du placement de produit et des annonceurs ravis. The Voice, c'est un peu le miracle de notre bonne vieille télé publique. Une petite poule aux œufs d'or façonnée par Endemol qui rempile une quatrième fois pour encore tamiser les graines de chanteurs made in Belgique. Si talents il y a encore. This is the Voice. Et son ouvreuse, Maureen.

Des gens de toute la Belgique viennent tenter leur chance et jouer leur destin sur une rencontre… The Voice, c'est le programme idéal, non?

Maureen Louys – Oui, vraiment. Je suis hyper-fan du produit, c'est typiquement le genre d'émission que j'adore. De plus, au bout de trois éditions, la mécanique est bien rodée, je peux sortir des sentiers battus et m'éclater à fond.

Remarquez-vous un changement dans la mentalité des talents? Sont-ils plus "pros" que les précédents?

M.L – Oui, effectivement: ils savent exactement à quelle sauce ils vont être mangés. Les premiers participants étaient plus naïfs, plus surpris. Les nouveaux ont été biberonnés au show, certains avaient douze ans lors de la première édition et ont tout regardé, ils ont mis en place quelques stratégies. Par contre, expérience ou pas, quand on vit le truc soi-même, on est toujours autant gorgé de rêves. Et donc toujours aussi déçu si l'on n'est pas sélectionné.

D'autant que cette année les coachs ne se retournent même plus pour commenter leurs prestations s'ils ne sont pas choisis lors des blinds…

M.L. – C'est un choix éditorial. Sur les trois saisons, on s'est aperçu que ces commentaires des coachs pour faire passer la pilule après la prestation d'un candidat éliminé n'étaient pas indispensables. C'était même cruel de les faire rester sur scène à entendre des compliments alors qu'au final, c'était loupé et qu'ils n'avaient qu'une seule envie: retrouver leurs proches. Zapper ces prolongations-pommade, c'est pas plus mal. Aucun des talents de cette année ne s'est plaint de cette modification.

Pourtant, l'esprit de The Voice n'est-il pas de coacher tout candidat? Les conseils de pros sont toujours intéressants à recevoir.

M.L. – Bien sûr, mais ils ont passé des sélections avant de débarquer aux blinds et ils ont préparé leurs prestations avec le coach vocal de l'émission, donc la plupart ont eu des conseils.

Cette année, beaucoup de figures changent. Qui va le plus vous manquer entre Bastian Baker, Natasha St-Pier, Adrien Devyver et Marc Pinilla?

M.L. – Pour parler équipe, Adrien va énormément me manquer. J'espère qu'on rebossera ensemble très vite. On s'est vraiment marrés, même si j'adore Walid et je suis ravie que ce soit lui qui succède à Adrien. Il va faire ça de façon royale. Et puis c'est Adrien qui a décidé de partir… Humainement, côté coachs, j'avoue que mon petit Bastian Baker va me manquer. Des trois partis, c'était celui dont j'étais le plus proche.

Des coachs changent… mais pas l'animatrice. Vous imaginez l'émission sans vous?

M.L. – C'est mon petit programme maintenant, ça me ferait mal au cœur de voir quelqu'un d'autre présenter The Voice Belgique, sauf si je suis dans le plâtre. Après, personne n'est irremplaçable, quel que soit le format. Mais a priori, la mécanique est acquise et si l'émission est relancée pour une cinquième saison, je devrais en faire partie (rire).

Qu'est-ce que ce télécrochet a changé dans votre carrière?

M.L. – Tout ou presque. Je suis beaucoup plus reconnue, c'est une super grosse émission avec une méga-audience qui est super-stable depuis trois ans. Une chance énorme et une formidable école. L'exposition médiatique est folle et cela donne lieu à des situations cocasses, comme quand je vais acheter du poulet au Delhaize ou quand je vais me faire faire un détartrage et qu'on me demande un selfie chez le dentiste. On vit un peu au pays des Bisounours.

Sauf sur les réseaux sociaux, dont vous semblez peu friande. Plus de commentaires sur le choix de vos robes?

M.L. – (Rire.) Ça va. Il semblerait que j'ai trouvé un style qui plaise aux téléspectateurs. C'est vrai qu'il faut se blinder contre les commentaires sur Twitter, au début j'avais beaucoup de mal. En fait, je suis plus fan de Facebook, je l'utilise plus, mais en cercle restreint. Je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir toujours quelque chose d'intelligent à dire sur Twitter.

Vous semblez toujours très zen. Il vous arrive de vous énerver?

M.L. – Dans ma vie professionnelle, jamais. Pendant les live, je sais que 500.000 personnes vont regarder l'émission, je n'ai pas intérêt à me planter, alors il faut que je sois cool. Même si parfois je bous à l'intérieur, je ne sors pas de mes gonds. Par contre, en privé, c'est une autre histoire (rire).

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