Margin Call

Hasard du calendrier: deux films ayant la crise financière et ses dégâts collatéraux pour toile de fond sortent coup sur coup cette semaine.

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Si Une vie meilleure prend ses quartiers chez les sans-grade, qui n’ont que les moyens du bord pour résister à ce terrible tsunami social, Margin Call interroge au plus près les "responsables" de cette crise: les boursicoteurs aux dents longues et autres holdings financiers à l’affût d’opérations toujours plus juteuses. Hormis son casting quatre étoiles et son analyse didactique de la crise, c’est sans conteste son cynisme délicieusement mordant qui fait tout le sel de ce huis clos financier.

Et ça commence très fort: après avoir viré sur-le-champ 80 % de son personnel, le boss à bretelles d’une agence de traders (Kevin Spacey, impérial) se met à pleurer comme un gamin… parce que sa chienne va passer sur le billard!

N’épargnant personne sur son passage, de l’employé kleenex au patron nullard en chiffres (vous ne risquez pas d’oublier Simon "le Mentaliste" Baker en grand con céleste), Margin Call se tient à la marge de tout moralisme et danse joyeusement au bord du précipice. En dessinant, tous rires dehors, le monde inquiétant qui nous attend demain.

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Margin Call
Réalisé par J.C. Chandor (2012). Avec Kevin Spacey, Jeremy Irons, Zachary Quinto – 110'.

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