Mandela l’homme liberté

C'est une petite bougie qui s'éteint lentement, nous résumait en 2011 son amie Joëlle Bourgois, ancienne ambassadrice de France en Afrique du Sud.

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Depuis l’admission à l’hôpital de Nelson Rolihlahla Mandela – 95 ans le 18 juillet prochain – le monde retient son souffle.

C’est que le premier président de la "nouvelle" République d’Afrique du Sud, cet homme au sourire si doux aura été plus que lui-même: le symbole total du multiculturalisme, de l’antiracisme et du vivre ensemble. Sans la volonté farouche de cet ancien prisonnier politique de négocier la paix avec l’ancien pouvoir blanc, et de le partager, qui sait dans quel abîme de colère et de haine aurait plongé son pays, après la chute de l’apartheid.

La trace que laisse ce mélange de Gandhi et de Martin Luther King? Un petit tour sur le site du Mandela Centre of Memory de Johannesburg, qui lui est consacré, permet de se faire une première idée.

A ce jour, le centre a répertorié près de 400 prix ou récompenses portant son nom à travers le monde; 120 rues, avenues, boulevards ou ponts; une centaines d’œuvres monumentales, statues, peintures; une trentaine de stades, parcs, jardins, lieux-dits; plus de septante bâtiments, écoles, facultés. Mais aussi un aéroport, une espèce d’arbre, de tulipe, d’orchidée, de fossile de pivert, une journée internationale (le Mandela Day, le 18 juillet), une particule nucléaire, des films (au moins trois), des chansons (Johnny Clegg, Santana, Elvis Costello, Stevie Wonder, Simple Minds…), des livres, des poèmes…

Mais cette renommée mondiale n’est sans doute rien en comparaison de son héritage qui, lui, se résume en quelques mots d’une simplicité extrême: obstination, victoire de la non-violence, réconciliation… O.K., "Madiba" n’était pas catholique, mais y a peut-être quand même un peu de canonisation dans l’air.

Dossier complet dans le Moustique du 3 juillet.

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