Mad Max: Fury Road – deux heures d’action pied au plancher

Deux heures de courses-poursuite, de cascades et de bastons en mode post-apocalypse. On n’en attendait pas moins ! Mais pas plus non plus ! Et on avait bien raison !

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Oubliée, la crise pétrolière, c’est l’eau qui vient désormais à manquer. Et permet à Immortan Joe, dictateur mutant à la mâchoire de squelette métallique, de régner sur son peuple. Autre signe des temps, Mad Max, le lonesome cowboy mutique auquel Tom Hardy confère une animalité étrangement asexuée, à défaut du charisme de Mel Gibson, se fait piquer la vedette par l’impératrice Furiosa, guerrière manchote,au crâne rasé, incarnée par Charlize Theron.

Poursuivie par Immortan Joe et ses sbires parce qu’elle a libéré les cinq beautés prisonnières de son harem, c’est elle et une tribu de vieilles Walkyries à moto qui vont réveiller ce qu’il reste d’humanité et d’héroïsme en Max. L’avenir de l’homme, c’est la femme… on le savait bien !

Avec son esthétique qui rappelle aussi bien une quelconque cour des miracles qu’un spectacle du Cirque du Soleil qui serait passé sous acide, ou encore une foire au tuning prise d’assaut par une horde de fans gothiques sortis d’un concert des Sisters of Mercy, ce Fury Road gave de ce que l’on était venu chercher chez lui: deux heures d’action pied au plancher. Le tout dans un film d’aventures à la fois viscéral mais aussi primitif. Inutile de chercher un scénario touffu ici, il n’y en a pas. De même que pour les messages pseudo-féministes que certains auraient repérés (on se demande toujours où et comment)…

Bilan: Fury Road, c’est de l’adrénaline furieuse et sans compromis. Pas même celui du bon goût.

Réalisé par George Miller. Avec Tom Hardy, Charlize Theron, Zoë Kravitz – 120’.

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