L’Hypnotiseur

Après avoir fait couler le Chocolat (2000) et les bons sentiments (Safe Haven sorti la semaine dernière), Lasse Hallström provoque donc des déferlantes d’hémoglobine.

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Visiblement désireux de prendre lui aussi sa part du gâteau des thrillers venus du froid (Millénium et Wallander en tête). Mais son film souffre un peu du syndrome du "j’voudrais bien mais j’peux point".

Si la trame en vaut une autre (le seul rescapé d’un crime atroce est dans le coma et la police s’adjoint les services d’un hypnotiseur pour essayer de le faire parler) et que les sous-intrigues s’entremêlent bien au début, ça se gâte durant la seconde moitié.

Comme un enfant lassé de son joujou, le réalisateur déserte son film. Plus le dénouement approche, plus les nœuds sont grossiers. Et voilà que la salle a tout compris alors que le pauvre agent 212 des fjords se gratte toujours la tête.

L’Hypnotiseur
Réalisé par Lasse Hallström. Avec Tobias Zilliacus, Mikael Persbrandt, Lena Olin – 122’.

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