Les sorties cinéma de ce mercredi 9 octobre 2013

La Vie d'Adèle, la Bataille de Solferino, Planes, Metallica en 3D, Machete Kills, les Enfants de Minuit et le Verdict sortent ce mercredi. Moustique donne ses cotes.

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La Vie d'Adèle [4*]

Réalisé par Abdellatif Kechiche. Avec Adèle Exarchopoulos, Léa Seydoux – 175'.

Oublions la polémique. Et recentrons-nous sur le film. Car la récente palme d'or d'Abdellatif Kechiche (L'esquive, La graine et le mulet, Vénus noire) est le genre d'œuvre que l'on ne croise qu'une ou deux fois par an. Et qui provoque en nous des tourbillons. On adore ou on déteste. On lui trouve un tas de défauts. Il est trop long, trop lent, trop explicite, même creux pour certains. Mais il ne laisse personne indifférent.

La jeune et jolie Adèle réalise à l'aube de ses dix-huit ans qu'elle n'aime pas trop coucher avec les garçons. Un beau jour, elle croise le regard d'une fille aux cheveux bleus. C'est Emma, une lesbienne artiste et assumée, qui va l'emmener dans les vertiges de la passion. Celle qui nous fait sentir diablement vivants. Celle qui peut aussi nous détruire. Avant d'être un film lesbien (tout comme Brokeback Mountain à son époque, qui ne se limitait pas à la particularité de l'amour homosexuel mais racontait avant tout une grande histoire d'amour), La vie d'Adèle est un film universel. Qui évoque l'attirance, le rejet et cette étrange façon que nous avons, nous les êtres humains, de passer à l'âge adulte. Comme si pour y arriver, il nous fallait un cœur brisé.

Si la presse a érigé Léa Seydoux au firmament des jeunes stars du cinéma français, le film de Kechiche est en fait un hommage à l'autre actrice: Adèle Exarchopoulos. Sublime et naturelle, c'est elle que la caméra suit de très près durant presque trois heures. Pour nous montrer sa bouche, son rire, ses larmes, son corps. Un petit brin d'humanité en train de brûler. C'est à elle que devraient revenir les honneurs. Tant elle tient le film de bout en bout. Allez voir cette Vie d'Adèle. Vous serez secoués et émus. Promis.

 

La bataille de Solférino [3*]

Comédie dramatique. Réalisé par Justine Triet. Avec Vincent Macaigne, Laetitia Dosch, Arthur Harari – 94’.

Le jour des élections présidentielles de 2012, un couple se dispute la garde de ses enfants. Un beau coup de sang neuf dans le cinéma français et un vrai beau film de trentenaires.

Machete Kills [2*]

Réalisé par Robert Rodriguez. Avec Danny Trejo, Michelle Rodriguez, Mel Gibson – 108’.

Avec Machete, premier du nom, Robert Rodriguez surfait avec bonheur sur les clichés des séries B fauchées des années 70. Cet hyperactif multicasquette, géniteur aussi bien de comédies infantiles genre Spy Kids que d’audacieux films de superhéros comme Sin City, persiste. Et signe un deuxième volet de sa tranchante saga. 

Interview de l'acteur Danny Trejo dans le Moustique du 9 octobre.

Metallica Through The Never [2*]

Musique (3D). Réalisé par Nimrod Antal. Avec Metallica, Dane DeHaan – 92’.

Incapable de mettre les petits plats ailleurs que dans les grands, Metallica était bien entendu le client parfait pour cette captation de concert qui immerge littéralement le spectateur au sein d’un show dantesque donné l’an dernier.

Les enfants de minuit [2*]

Drame historique. Réalisé par Deepa Mehta. Avec Satya Bhabha, Shahana Goswami, Shabana Azmi – 146’.

L’écrivain indien Salman Rushdie signe le script de l’adaptation de son célèbre roman, mis en images par la réalisatrice Deepa Mehta (auteur d’une résonnante trilogie sur l’Inde, Fire, Earth, Water – à voir absolument).

Planes [2*]

Animation. Réalisé par Klay Hall. Avec (les voix de) Fred Testot, Leïla Bekhti, Mélissa Theuriau – 92’.

Que les esprits chagrins prennent instantanément leur envol vers des cieux gris et orageux! Car ce Planes ne connaît aucune turbulence, même s’il ne fait pas dans la haute voltige non plus…

Le verdict [2*]

Thriller. Réalisé par Jan Verheyen. Avec Koen De Bouw, Johan Leysen, Wouter Hendrickx – 111’.

A défaut d’être réjouissant, le sujet de ce film (la justice belge paralysée par sa complexité devient inhumaine, voire inefficace) est, par contre, fédérateur. Et devrait donc trouver un solide écho des deux côtés de la frontière linguistique

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