Les sorties ciné de la semaine

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The Expendables 2

Réalisé par Simon West. Avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Arnold Schwarzenegger – 102’.

Le pitch

Une bande de mercenaires tente de contrecarrer les projets forcément néfastes d’un mégalo qui entend détourner de la matière nucléaire pour dominer le monde. Au programme de cetter superproduction qui sent bon le garage: baston, baston et grosse poilade. Aucun arbre n’a été maltraité durant le tournage, c’est déjà ça!

Le casting

Stallone, Schwarzenegger, Lundgren, Willis, Van Damme, Norris, Stat-ham… ils sont venus, ils sont tous là! Comme si tous les gros bras du ciné américain avaient renoué via Copains d’avant. “Sur le plateau, c’était toujours un peu l’ambiance rentrée des classes, confirme Stallone. Mais ces quatre mois de tournage en Bulgarie furent aussi très virils et très physiques.” On n’en doute pas. Rayon révélations: le Britannique Scott Atkins, connu des fans de bobines de baston de série Z, excellent dans son rôle de méchant. Et la Chinoise Nan Yu, élément féminin prétexte à des allusions parfois trop misogynes. Manque juste Steven Seagal, évoqué pour un troisième volet.

Le genre

Un simple coup d’œil au casting et on craint l’avalanche de stéréotypes made in USA, genre grosse bagarre qui tache, ennemis aux yeux forcément bridés et deux lignes de dialogues – “Fire” et “Wouah” – qui se répètent jusqu’à plus de munitions. Mais – et c’est une belle surprise – les super-héros arrivent à rire d’eux-mêmes pour faire l’humour et la guerre. “C’est un peu Rambo. Mais qui se prend moins au sérieux”, nous confie Stallone.

Les moyens

Un budget de production confortable avoisinant les 70 millions d’euros, sans doute principalement destiné à appâter les acteurs qui sont nés libres et ego. “Une compétition régnait déjà entre mes films et ceux de Stallone dans les années 80. Et elle reste encore bien vivace”, avoue Arnold Schwarzenegger. Des scènes d’action où ça explose? O.K. De quoi faire dire à Jean-Claude Van Damme dans un éclair de lucidité. “J’ai un public DVD et un public ciné. Merci à Sly de m’avoir invité pour enfin satisfaire mon
deuxième public. Négligé depuis un moment.”
La promo

Déferlante habituelle et exercices médias connus: conférences de presse aux quatre coins du monde, bus et métros Expendabilisés, avant-première et tapis rouge foulé par la fine équipe. En route, on a juste perdu Chuck Norris, qui n’a quasiment pas assuré le service après-vente.

Pourquoi on a aimé!

Parce que cette sorte de Club Med au Paint Ball tient toutes ses promesses au niveau de l’action et du second degré. “Si c’était pour se prendre au sérieux, autant que les fans se refassent Cliffhanger à la télé”, lance Stallone. Une seule option, donc: rire de soi. Et c’est là qu’Expendables 2 surprend agréablement. Après un premier épisode qui, lui, rasait les mottes. “Avec une suite, on risque en outre toujours de perdre l’effet de surprise”, continue l’ex-Mister Balboa. “C’est pour ça que nous n’avons pas privilégié l’action à outrance. Mais misé sur des répliques bien senties.” Bien vu. Et, surtout, bien frappé! Bref, c’est même pas mal… dans les deux sens de l’expression.

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A Simple Life

Réalisé par Ann Hui. Avec Andy Lau, Deanie Ip, Paul Chun – 118’.

Surtout connue chez nous pour ses films qui font le coup de poing (Stunt Woman avec Michelle Yeoh), Ann Hui signe cette fois un drame intimiste à l’exact opposé. Avec l’histoire de cette femme qui s’est investie toute sa vie au service d’une riche famille depuis quatre générations. Avant de se faire purement et simplement oublier par ses anciens employeurs auxquels elle a pourtant consacré sa vie. En image, ceci donne une sorte de reportage façon Strip-Tease, en plus scénarisé. Et, surtout, en nettement plus retenu. Car la grande force de A Simple Life se niche avant tout dans sa subtilité et ses petites touches d’émotion. Ici, pas de climax, d’aigreur ni de mélo facile. Mais des tranches de vie, des souvenirs, une mise en scène humble et pas de pudeur hypocrite. Un drame profondément humain. Simple mais jamais simpliste. –

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Superclasico

Réalisé par Ole Christian Madsen. Avec Anders W. Berthelsen, Paprika Steen, Jamie Morton – 99’.

Christian part en Argentine avec son fils de 16 ans. Mission: récupérer sa femme qui l’a plaqué pour une jeune star de foot locale. Sur un thème archi-éculé, le Danois Madsen déroule une excellente comédie de remariage. Bien jouée, bien filmée et bourrée de trouvailles décalées. Quand la glace danoise et le feu argentin se marient au rythme du tango, d’amours adolescentes, du foot (un peu) et de la passion (beaucoup), le tout nappé d’un humour à froid à faire poiler un moine ascétique, ce n’est jamais pour le pire… Il ne reste plus qu’à savourer le meilleur. Une des toutes bonnes surprises de l’année! – T.V.W.

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The Watch (Voisins du Troisième Type)

Réalisé par Akiva Schaffer. Avec Ben Stiller, Vince Vaughn, Jonah Hill – 98’.

Quatre voisins découvrent que leur ville est envahie par des extraterrestres à l’apparence humaine. Rencontres du troisième type mais humour au tout premier degré. – F.V.

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