Les révoltés de l’île du diable

La première image montrant un bateau dans la brume froide au large d’une île mystérieuse et inquiétante fait penser à Shutter Island de Scorsese.

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Mais ici, c’est d’un autre enfermement qu’il s’agit. Des jeunes délinquants sont envoyés dans une maison de redressement, sur l’île de Bastoy en Norvège pour leur éviter la prison. Le décor est planté. Dur comme un coup de trique. De ceux qu’on flanque à ces mômes pour leur inculquer, coûte que coûte, la bonne façon de se comporter.

Avant ça, on les aura tondus et habillés en uniformes de prisonniers. Tirant admirablement parti de ce décor exceptionnel auquel il ajoute les rigueurs de l’hiver, Holst démonte avec habileté la mécanique d’un système autoritaire jusqu’à la folie.

D’un réalisme cru, appuyé parfois, l’histoire tire son originalité de ses partis pris poétiques. Ils sont la respiration de cette aventure terrible et épique au cœur d’une enfance fracassée, mais jamais résignée. Beau.

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Les révoltés de l’île du diable
Réalisé par Marius Holst (2010). Avec Stellan Skarsgard, Benjamin Helstad, Trond Nilssen – 115’.

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