Les petits princes

Bonnes fées. Imaginez que Zinedine Zidane, Lilian Thuram et Omar Sy se soient penchés sur le berceau d’un film.

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Ça donnerait un peu Les petits princes. L’histoire de JB, un jeune qui n’a qu’un rêve, devenir footballeur professionnel. Handicapé par une malformation cardiaque, il falsifie son dossier médical pour intégrer un centre de formation pour adolescents.

Et vivre sa passion du foot. Tout en découvrant les potes et les filles. La vie, quoi.

Film initiatique, Les petits princes se démarque tout d’abord par la grande justesse de son casting. Côté entraîneurs, Eddy Mitchell nous régale en papy du foot, sorte de Guy Roux version rock. Reda Kateb (découvert dans Un prophète de Jacques Audiard et confirmé depuis Zero Dark Thirty) nous touche comme d’habitude.

Côté jeunes, mention spéciale à Paul Bartel (découvert dans Les géants de Bouli Lanners) et Ralph Amoussou (sorte d’Omar Sy en herbe). La liberté de ton des acteurs permet de sortir du carcan balisé d’un teen movie à la française.

Et ça fait du bien. Produit par Europacorp (la société de Luc Besson), le film ose aborder des thèmes touchy pour un film grand public français. Comme l’origine sociale (de la France rurale au Togo, différences qui inspirent de bonnes vannes aux acteurs), l’argent, la drague ou la drogue.

Et finalement, on se dit que montrer un bad trip au space cake à des gamins vaut sans doute mieux que tous les clips de prévention. Surtout que le film n’oublie jamais le plus important: jouer collectif. Que les vainqueurs de la Coupe du monde 1998 se rassurent. Pour son premier film – qui s’autorise aussi quelques moments de pur foot -, Vianney Lebasque a mené son équipe droit au but! – J.G.

Les petits princes
Réalisé par Vianney Lebasque. Avec Paul Bartel, Reda Kateb, Eddy Mitchell, Samy Seghir, Olivier Rabourdin, Adel Bencherif – 90’.

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