Les Nuits: La grande classe de Miles Kane

Dans une Rotonde en ébullition, l'Anglais a livré un concert court mais intense.

31836

C'est un peu le nouveau Roi Midas de la pop. Il fonde un groupe, The Rascals, et sort un album : boum, le skeud est à tomber par terre. Puis, il décide s'amuser avec son pote Alex des Arctic Monkeys : bam, The Last Shadow Puppets crée une énorme sensation. Rien d'étonnant, à ce que, finalement, il se décide à sortir un album solo, « Colour of the trap », et soit attendu par une Rotonde, pleine et bouillante, comme le nouveau Messie de la brit-pop. Accompagné de la Sainte-Trinité, guitare-basse-batterie, il déboule sur scène, lui-même une guitare en bandouillère, vient tout de suite saluer au bord de la scène, « Good evening Brussels ! », et lâche de suite les chevaux.

Le son est ample, le groupe joue comme un véritable gang et Miles semble être né sur scène : la petite salle embraye donc tout de suite et l'ambiance ne baisera jamais d'un cran durant les trois quarts d'heure de concert. En fait, tout semble être à l'aune du chanteur : simple et efficace. Son rock inspiré de ses prestigieux aînés, surtout le côté « mod » des sixties, est immédiat et peuplé de refrains qui donnent envie de chanter en choeurs, le ligt-show est sans artifices mais souligne bien les ambiances, et lui-même a le charisme d'un jeune surdoué qui pense surtout à s'amuser. Non sans, évidemment, cette très british, et inimitable, touche d'assurance en soi qui flirte avec l'arrogance. Ce n'est pas pour rien qu'il a été adoubé par les deux frangins Gallagher.

Pendant que, sur le parquet de la Rotonde, quelques anciens démontrent aux petits jeunes présents ce qu'est un (gentil) pogo, Miles Kane et ses acolytes dégainent une reprise des Beatles, « Hey Bulldog », un dernier morcea u, un grand sourire, un au-revoir et basta. En 45 minutes, la messe est dite et laisse le public dans un tel état de félicité que personne ne pense à aller rechercher le groupe par la peau du cou pour prolonger le plaisir. Ce sera peut-être pour le Pukkelpop où il est attendu le 18 août.

 

Sur le même sujet
Plus d'actualité