Les Nuits Bota: Staff Benda Bilili fait groover le Cirque Royal

Les déshérités de Kinshasa frappent Très, très fort! pour la fin des Nuits.

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Sortis de l'anonymat de la rue il y a trois ans grâce à l'album "Très, Très Fort", le groupe de Staff Benda Bilili affiche une histoire rocambolesque. Frappés par la polio, les membres fondateurs de cette joyeuse bande n'ont plus l'usage de leurs jambes et se déplacent sur de drôles de chaises tunées, quand ce n'est pas sur des béquilles. Pourtant, malgré un passé ultra-difficile, la rage de vivre qui les porte leur a permis d'effectuer le tour de force de conquérir toutes les salles Européennes.

Après avoir assuré les premières parties de Blur, joué avec Massive Attack et De La Soul et tourné aux quatre coins du monde, les Congolais du Staff sont fin prêts à faire danser un Cirque Royal rempli à la moitié de sa capacité. L'ambiance est chaleureuse et excitée quand la sonnerie de début de show retentit. C'est parti pour une heure trente d'une rumba enivrante.

Quand Ricky, l'un des piliers du groupe, scande "Staff Benda Bilili!" la salle suit, et hurle "Très, très fort". Le cri de ralliement est connu, le concert des musiciens déshérités de Kinshasa peut commencer. Que ce soit sur Je t'aime, sur Sala Mosala ou Marguerite, la formation s'éclate et partage sa joie de vivre dans une explosion de mélodies.

Les éclopés groovent au son unique du satongué, petite guitare suraiguë, et balancent leurs sièges à l'envi: à droite, gauche, en cercle pour finalement prouver qu'ils sont plus mobiles que la plupart d'entre nous. Les premiers rangs tanguent, bougent sur la rumba teintée de funk et de rythm'n'blues que propose le groupe. Mieux: même les occupants des rangs assis et des balcons se lèvent pour onduler, et ça au Cirque Royal, c'est quasi inédit… Bref, un incroyable show de fin de festival!

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